Bahreïn: le plus gisement de pétrole découvert


16.05 À Bahreïn, le gisement de pétrole et de gaz le plus grand dans l’histoire de ce royaume du golfe Persique a été découvert, indique l’agence BNA.


Le plus grand gisement pétrolier de Bahreïn vient d'être découvert, annonce la Bahrain Agency.

«Le Haut Comité pour les ressources naturelles et pour la sécurité économique a développé le potentiel des entreprises nationales pétrolières pour augmenter les travaux d'exploration et d'extraction. Grâce à cela, les plus grandes réserves pétrolières de l'histoire du royaume ont été découvertes», souligne l'agence.

Selon le Comité, le nouveau gisement contient un volume important de pétrole de réservoirs étanches qui dépasse de loin celui du plus grand champ pétrolier de Bahreïn, le gisement d'Awali. De plus, d'importantes réserves de gaz y ont été découvertes.

C'est la première découverte d'une telle ampleur à Bahreïn depuis 1932, précise BNA.





Egypte: création d’une zone franche

02.04L'Egypte prévoit la création d'une zone économique franche dans la ville de Nuweiba (gouvernorat du Sud-Sinaï), située sur le littoral de la mer Rouge à l'est du Caire, a déclaré samedi la ministre égyptienne de l'Investissement et de la Coopération internationale, Sahar Nasr, dans un communiqué officiel.

"Le gouvernement a décidé d'établir la zone économique franche dans le cadre d'un plan de développement global pour le Sinaï comprenant l'accélération des investissements au niveau domestique et dans les pays arabes", a indiqué Mme Sahar Nasr.

Elle a précisé que la zone économique franche de Nuweiba serait la onzième zone de ce genre dans le pays, faisant remarquer que ces zones constituent 24% des exportations globales du pays et fournissent jusqu'à un million d'emplois directs ou indirects.

La ministre a ajouté que les investisseurs de la zone bénéficieraient pendant trois ans d'une exonération fiscale de 50% du coût d'investissement de leurs projets, et que celle-ci serait renouvelable avec l'approbation du gouvernement.

Le gouverneur du Sud-Sinaï, Khaled Fouda, a déclaré lors d'une conférence de presse organisée samedi au ministère que la zone serait établie dans environ deux ans. "Les études de faisabilité ont montré qu'elle permettrait la création de 14.000 emplois et engendrerait un revenu annuel d'environ un milliard de dollars", a-t-il confié aux médias.

L'Egypte souffre depuis plusieurs années d'une récession économique en raison de l'instabilité politique et des risques qui en découlent en matière de sécurité.

Afin de relancer son économie, l'Egypte a débuté fin 2016 un programme strict de réforme économique sur trois ans dont la première étape était le flottement de la monnaie locale. Ce programme repose sur des mesures d'austérité, la diminution des subventions sur les combustibles et l'énergie, et l'augmentation des taxes.

La réforme a été encouragée par un prêt de 12 milliards de dollars du Fonds monétaire international (FMI), dont la moitié a déjà été versée au pays arabe le plus peuplé.




Le Moyen-Orient vers le nucléaire


11.03 La production d'électricité basée sur l'énergie nucléaire devrait probablement augmenter au Moyen-Orient, a déclaré lundi l'Agence d'information sur l'énergie (AIE) des Etats-Unis.

Selon l'AIE, les capacités nucléaires de production d'électricité du Moyen-Orient passeront de 3,6 gigawatts en 2018 à 14,1 gigawatts en 2028, grâce au lancement de plusieurs nouveaux projets et aux accords passés entre les pays du Moyen-Orient et les fournisseurs de l'industrie du nucléaire.

A court terme, ce sont les Emirats arabes unis (EAU) qui devraient prendre la tête de cette croissance, en se dotant d'une capacité de production d'électricité d'origine nucléaire de 5,4 gigawatts d'ici 2020.

La croissance des capacités nucléaires de production électrique au Moyen-Orient sera en grande partie portée par les pays qui cherchent à renforcer leur sécurité énergétique en réduisant leur dépendance vis-à-vis des combustibles fossiles, a souligné l'AIE, une agence rattachée à l'Agence fédérale des statistiques des Etats-Unis, et chargée de collecter, d'analyser et de diffuser des données liées à l'énergie.

Les combustibles fossiles ont été responsables de 97 % de la production d'électricité du Moyen-Orient en 2017, dont 66 % pour le gaz naturel et 31 % pour le pétrole. Les 3 % restants proviennent de l'énergie nucléaire, de l'énergie hydroélectrique et d'autres formes d'énergies renouvelables.

L'AIE estime que la demande en électricité au Moyen-Orient devrait augmenter de 30 % d'ici 2028, selon les projections du dernier rapport sur les Perspectives internationales de l'énergie. Ce taux de croissance dépasse le taux moyen mondial, qui devrait être de 18 % sur la même période, ainsi que le taux prévu pour les pays non-membres de l'OCDE (Organisation pour la coopération et le développement économiques), qui devrait être de 24 %.

Les pays qui projettent de se doter de capacités nucléaires de production d'électricité dans la région comprennent l'Iran, les EAU, la Turquie, l'Arabie saoudite et la Jordanie, selon l'AIE.







Saudi Aramco signe un accord avec la Russie

05.03 La Russie développe sa coopération avec l’Arabie saoudite en matière de production de gaz naturel liquéfié et Novatek et Saudi Aramco ont signé un mémorandum de coopération.

Novatek et Saudi Aramco ont signé un mémorandum de coopération, l'accord sur la prise de participation dans le projet d'usine de gaz naturel liquéfié Arctic SPG-2 pourrait être signé lors du Forum économique international de Saint-Pétersbourg ou même avant, a indiqué aux journalistes le ministre russe de l'Énergie Alexandre Novak.

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L'accord sur la participation de la constuction de l’usine sera signé, une fois toutes les questions afférentes réglées, a précisé M.Novak en marge du Forum russe d‘investissement qui se déroule à Sotchi du 15 au 16 février.

Novatek est un groupe privé russe, deuxième producteur de gaz en Russie, Saudi Aramco est la compagnie nationale saoudienne d'hydrocarbures.

L'agence internationale Rossiya segodnya est le partenaire médiatique général du forum de Sotchi.




Israel exportera du gaz vers l’Egypte


25.02 La compagnie israélienne Delek et la compagnie texane Noble Energy ont signé lundi un accord d'un montant de 15 milliards de dollars américains, destiné à exporter du gaz naturel depuis Israël vers l'Egypte, ont annoncé des responsables et des représentants des deux entreprises.

Le gaz naturel sera extrait des gisements maritimes de Tamar et de Léviathan, a déclaré Delek dans un communiqué adressé à la Bourse de Tel Aviv.

Selon l'accord qui a été signé, Delek et Noble Energy, qui exploitent ces gisements, fourniront à l'entreprise égyptienne Dolphinus Holdings Ltd quelque 64 milliards de mètres cubes de gaz naturel en provenance de ces deux gisements, et ce sur une période de dix ans.

La compagnie Delek a déclaré qu'elle était en train d'examiner plusieurs solutions pour transférer le gaz vers l'Egypte. Elle envisage également des négociations avec la compagnie East Mediterranean Gas (EMG), un conglomérat israélo-égyptien.

Le ministre israélien de l'Energie, Yuval Steinitz, a salué les implications économiques et stratégiques de cet accord.

"Cet important accord d'exportation fait d'Israël un acteur clé sur le marché régional, et devrait permettre de renforcer les relations entre les pays concernés", a-t-il déclaré dans un communiqué.

En 2016, Delek et Noble avaient déjà signé plusieurs accords pour fournir du gaz naturel venu du gisement de Tamar à une usine chimique jordanienne située au bord de la mer Morte.

Les exportations ont débuté en 2017. En vertu d'un contrat additionnel, signé en 2016 également, Israël fournira aussi à la compagnie d'électricité jordanienne NEPCO du gaz en provenance de Léviathan à partir de 2019.

Léviathan est une immense poche de gaz de 622 milliards de mètres cubes, découverte en 2010 au large des côtes méditerranéennes d'Israël. Le gisement est toujours en cours de développement, et la production devrait débuter en 2019.

Tamar, un gisement plus petit situé à proximité, a commencé à être exploité en mars 2013.

En décembre 2015, après plusieurs années de querelles politiques internes, le gouvernement israélien a finalement signé un accord très attendu permettant au groupe Delek et Noble de développer les gisements de Léviathan et de Tamar, tout en les obligeant à vendre deux autres gisements mineurs.


































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Arabie Saoudite


Depuis le début du règne des Saoud, en 1932, l’Arabie Saoudite s’est taillée un fief dans le sang, bénéficiant du soutien des Occidentaux qu’elle abreuve d’or noir. Ne possède-t-elle pas un quart des réserves mondiales de pétrole ?

Cette dynastie tire son pouvoir d’un pacte vieux de deux siècles entre un prédicateur wahhabite et un émir. Alliance du sabre et du turban qui assura son hégémonie sur la péninsule et sur les lieux saints, permettant au courant le plus conservateur et sectaire de l’islam de diffuser sa pensée dans l’ensemble du monde arabomusulman – et au-delà.




Atlas des crises et des conflits par Pascal Boniface et hubert Védrine

Guerre civile en Syrie, offensives de Daech, démembrement de l’Irak, annexion russe en Crimée, revendications territoriales en mer de Chine, mouvements séparatistes au Mali, guerre d’indépendance au Soudan... la liste des crises et conflits mondiaux s’allonge en même temps qu’elle se diversifie.

Si les espoirs d’un monde pacifié au sortir de la guerre froide étaient illusoires, les causes, natures et scénarios de sortie des conflits actuels sont rarement analysés, à la fois de manière claire et dans leur complexité. C’est ce que fait cet atlas où se côtoient textes précis et cartographies éclairantes.

Cet atlas est l’outil indispensable pour tous ceux qui souhaitent comprendre les ressorts et mécanismes des crises et conflits qui ébranlent le monde dans lequel ils vivent.




La géopolitique de l’Iran


Accord historique sur le programme nucléaire en 2015, levée des sanctions économiques internationales en 2016… l’Iran revient sur la scène internationale et affronte une nouvelle page de son histoire. Après des décennies d’enfermement, de drames et de résistance, la République islamique d’Iran, et surtout les Iraniens, doivent désormais relever des défis immenses : ceux d’une renaissance.

Défi intérieur : comment répondre aux aspirations de changement de la population tout en maintenant la stabilité et l’indépendance de l’État ? Défi régional : comment faire face à l’émergence des monarchies pétrolières et des réseaux djihadistes, dans un climat de tension croissante avec l’Arabie saoudite ? Défi global : comment devenir un acteur respecté de la vie politique, économique, scientifique et culturelle mondiale ?

Une analyse fine de la géopolitique iranienne, à contre-courant des idées reçues.



L’identité, c’est la guerre


Le parti pris de ce livre est d’affirmer qu’il ne faut ni accepter l’omnipotence de l’état de guerre ni s’abîmer dans l’obsession de l’identité. Les êtres humains ont besoin de s’ancrer dans une histoire, de combiner de multiples appartenances, familiales, sociales, politiques, idéologiques ou culturelles. Tout individu a besoin de s’identifier, pour être pleinement une personne.



Sinoué: Inch’allah


Pour tenter d'expliquer l'enchaînement de circonstances qui a conduit aux attentats du 11 septembre 2001 aux Etats-Unis, l'auteur retrace l'histoire du Proche et du Moyen-Orient depuis 1916, à travers le regard de trois familles : palestinienne, égyptienne et irakienne. La saga mêle leurs destins aux bouleversements de l'histoire.




La France malade du conflit israélo-palestinien


Par Pascal Boniface


Le conflit israélo-palestinien a fait une victime supplémentaire : la société française. Celle-ci est rongée de l'intérieur par cette guerre lointaine qui est devenue l'un des sujets qui divisent le plus les Français. Les juifs français craignent un développement de l'antisémitisme qui les met en danger. Ils ont peur. D'autres Français estiment que l'antisémitisme est plus nettement com­battu par les pouvoirs publics et les médias que les autres formes de racisme et de discrimination. Le fossé s'élargit entre ces deux perceptions,divisant les familles, séparant les amis, rendant trop souvent les fréquentations impossibles entre ceux qui ne sont pas d'accord sur ces points. De plus, une confusion opérée entre anti­sémitisme, antisionisme et critique de l'action du gouvernement israélien contribue à l'importation de ce conflit, où la défense de la politique du gouvernement israélien prend le pas parfois sur la lutte contre l'antisémitisme. Ce conflit risque de durer. Comment éviter qu'il ne gangrène la vie sociale en France ?

Biographie de l'auteur: Pascal Boniface est directeur et fondateur de l'Iris (Institut de relations internationales et stratégiques), enseigne à l'université Paris-VIII. Il alterne la rédaction de livres pédagogiques comme Comprendre le monde, 50 idées reçues sur l'état du monde (Armand Colin), La géopolitique (Eyrolles) et celle d'essais souvent décapants, en particulier Les intellectuels faussaires (Jean-Claude Gawsewitch), et, avec Médine, Don't panik (Desclée de Brouwer).




Quand la Syrie s’éveillera

Par Richard Labèviere et Talal El Atrache

Un panorama géopolitique de la Syrie des années 2000-2010 présidée par le jeune Bachar al-Assad. Le fruit de trente années de reportages sur le terrain, qui nous offre un éclairage inédit sur la situation actuelle du Proche-Orient.

Peu de Français sont capables de situer sans hésiter la Syrie sur une carte. Encore moins nombreux sont ceux qui connaissent son histoire. Régulièrement présenté par les médias occidentaux comme une sorte de dictature ubuesque appartenant à l’« axe du mal », ce pays carrefour des civilisations égyptienne, perse, grecque, romaine, byzantine et turque fut pendant une trentaine d’années sous administration française. La Syrie demeure également l’un des berceaux de la chrétienté où vivent, dans une totale liberté de culte, près de 2 millions de chrétiens. Ce pays est en effet l’un des rares États arabes laïcs à garantir un égal accès aux fonctions publiques et privées à tous ses citoyens, hommes et femmes, quelle que soit leur confession. Fruit de nombreuses années de reportage sur le terrain, de sources inédites et d’entretiens exclusifs avec des témoins capitaux, dont le président Bachar al-Assad, ce portrait de la Syrie d’aujourd’hui nous offre un éclairage original sur la situation actuelle du Proche-Orient. De la naissance du nationalisme arabe et de la création d’Israël à l’« héritage piégé » d’Hafez al-Assad et aux conséquences de la chute de Bagdad en 2003, les auteurs nous révèlent aussi comment l’assassinat de l’ex-Premier ministre libanais Rafic Hariri a favorisé une tentative de renversement du régime syrien et comment la « guerre mondiale contre le terrorisme » a ajouté au chaos mondial. Néanmoins, la Syrie est incontestablement redevenue le pays pivot du Proche-Orient : il était temps de mieux le connaître.

Richard Labévière est rédacteur en chef de Défense, la revue des auditeurs de l’IHEDN (Institut des hautes études de défense nationale). Spécialiste du Proche et du Moyen-Orient, il est l’auteur d’une quinzaine de livres dont Les Dollars de la terreur : les États-Unis et les islamistes et La Tuerie d’Ehdenou la malédiction des Arabes chrétiens.

Talal el-Atrache est correspondant de la presse française et libanaise à Damas. Arrière-petit-fils de Sultan el-Atrache, le chef de la Grande révolte syrienne (1925-1927), il est lauréat du prix Lorenzo Natali 2007 décerné par la Commission européenne.

Aux éditions Perrin


Atlas des Palestiniens

L’histoire du peuple qui, depuis le démantèlement de l’Empire ottoman et le mandat britannique en 1922, cherche, sans succès, à construire son Etat. Depuis 1948, la moitié des Palestiniens vivent hors de leur pays. De nos jours, malgré le soutien international, peu d'éléments permettent d'envisager une solution pacifique, notamment dans les territoires occupés et colonisés par Israël.

Atlas des Palestiniens Cet atlas raconte l'histoire du peuple palestinien qui, depuis le démantèlement de l'Empire ottoman et le mandat britannique en 1922, a cherché à être maître de son destin en exigeant l'avènement d'un État sur son territoire. Des décennies plus tard, cet objectif n'est toujours pas atteint et semble même plus inaccessible que jamais. Depuis 1948, plus de la moitié des Palestiniens vivent hors de leur pays, beaucoup dans les conditions précaires des camps de réfugiés, tandis que l'autre moitié est soumise à l'occupation, à la colonisation et, depuis 2006 à Gaza, à un blocus. Aujourd'hui, toute perspective de paix paraît lointaine, les rapports de force continuant d'être défavorables aux Palestiniens malgré les soutiens internationaux dont ils bénéficient. Par un processus de colonisation systématique et la construction d'un mur qui s'étend jusqu'au coeur de la Cisjordanie, la stratégie israélienne vise à fragmenter et déstructurer un espace sur lequel il sera de plus en plus difficile d'établir un État palestinien viable disposant d'une véritable continuité territoriale. Cette situation aggrave l'exclusion de tout un peuple qui, malgré le droit international reconnaissant la légitimité de son aspiration à un État à côté d'Israël, est ainsi contraint de vivre dans l'exil, l'occupation et le blocus dans la bande de Gaza.

Aux éditons autrement

 



Edward S. Said, grand historien de la Palestine occupée

La Palestine arabe est aujourd’hui encore occupée militairement par Israël. L’écrivain Edward S.Said retrace depuis la déclaration de Balfour toute les étapes de la stratégie des sionistes, débarqués d’Europe centrale, pour déposséder les arabes palestiniens de leurs territoires. Sans doute le livre le plus important pour comprendre la Palestine aujourd’hui.


« Question de Palestine » est paru en anglais en 1979, cet ouvrage a joué un rôle capital dans la sensibilisation du public américain à la question palestinienne. Edward E. Said retrace
magistralement, dans un style limpide, la dépossession de la terre palestinienne par les colons juifs avec la complicité des européens. C’est une grande histoire de la Palestine qu’Edward said nous offre. Travail historique remarquable d’une brulante actualité. On Comprendre comment à la lecture de l’ouvrage de Edward E. Said comment le projet sioniste a été préparé de longue date. Le travail d’historien de l’écrivain démontre a quel point les israéliens ont mis en place dès le début de la colonisation des lois racistes et ségrégationnistes avec une volonté féroce de nier l’identité palestinienne. L’auteur cite de nombreuse acteurs et appui sur les discours des principaux acteurs. Les débats et les polémiques qu’il a suscités étaient à la mesure de la renommée de l’auteur, grande figure de la scène intellectuelle américaine. Edward W. Said nous offre une analyse documentée et subtile de l’affrontement, à la fi n du XIXe siècle et durant la première moitié du XXe siècle, entre la société palestinienne, occultée par l’idéologie dominante en Europe, et le mouvement sioniste, considéré comme une partie intégrante de l’entreprise coloniale européenne. Il dresse ensuite un tableau de la Palestine et des Palestiniens avant et après la guerre de 1967, et souligne la cristallisation, face à la discrimination, à l’occupation et à la dispersion, d’une forte conscience nationale incarnée par l’OLP. La dernière partie du livre est consacrée à une étude attentive des accords de Camp David, conclus sous l’égide des Etats-Unis entre Israël et l’Egypte, et de leurs conséquences au Proche-Orient. L’édition augmentée de 1992 dont nous publions la traduction prend en outre en considération les principaux événements survenus jusqu’alors : l’invasion du Liban en 1982, la première intifada en 1987, la guerre du Golfe en 1991 et le déclenchement du “processus de paix” avec la Conférence de Madrid. A la fois étude historique, essai politique et critique idéologique, La Question de Palestine va bien au-delà de l’actualité pour constituer en quelque sorte, avec L’Orientalisme et L’Islam dans les médias, un triptyque ayant pour objet la critique du regard porté par les pays occidentaux sur l’Orient, et plus précisément sur le Moyen-Orient.

www.actes-sud.fr collection Sindbad


















 

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