L’Iran sur la voie des cryptomonnaies


12.02 À la place du bitcoin, l’Iran pourrait concevoir un «energocoin», sa propre cryptomonnaie, garantie par ses immenses réserves de gaz et de pétrole, a déclaré Sam Barden, directeur de la société de conseil en matière de commerce international SBI Markets. Un expert économique iranien indépendant a commenté cette déclaration pour Sputnik.

L'Iran n'entend sans doute pas lancer dans l'immédiat sa propre devise numérique, vu les problèmes qui y sont liés et les conditions requises, a estimé dans un entretien accordé à Sputnik Hoshyar Rostami, directeur du département financier de la filiale iranienne de l'Institut canadien des recherches économiques Finapath.

«Le fonctionnement d'une cryptomonnaie comporte plusieurs difficultés et tant que nous ne serons pas au niveau des standards internationaux en la matière, la création d'une telle devise nationale ne ferait que tout compliquer au lieu de résoudre les problèmes», a expliqué l'interlocuteur de l'agence.

Et d'ajouter que le fait même que l'actuelle devise iranienne n'était pas incluse dans le système international constituait un obstacle majeur sur le chemin de la création d'un «energocoin» par l'Iran.

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Selon ce dernier, la création d'une monnaie digitale n'aidera même pas l'Iran à contourner les sanctions lors de transactions en cryptomonnaie.

«La seule voie possible passe par l'adoption des normes et règles financières internationales, ainsi que du cadre de procédure, concerté par tous les États et les gouvernements indépendamment d'éventuelles divergences politiques entre les pays», a poursuivi l'interlocuteur de Sputnik.

Et de résumer que chaque pays qui voudrait participer au progrès universel, dont la cryptomonnaie fait partie, devrait respecter et appliquer ces normes et conditions.

Les médias annoncent que le gouvernement iranien a conduit des recherches visant à mettre en place une infrastructure permettant l'utilisation du bitcoin, en tant que moyen de paiement, dans le pays. D'après le ministère iranien de la Technologie et de l'Information, «des arrangements sont en train d'être effectués» afin de concevoir une structure pour la monnaie digitale «aussi vite que possible». Certains observateurs restent toutefois sceptiques face à cette annonce.






L’OPEP va produire plus de pétrole

21.01 L'offre mondiale de pétrole a augmenté en décembre, et l'offre devrait être supérieure en 2018 en raison de l'augmentation de la production des producteurs non membres de l'OPEP, indique un rapport mensuel de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP).

Le rapport, publié jeudi, a révisé la prévision de croissance de l'offre annuelle de pétrole des pays non membres de l'OPEP de 1,15 million de barils par jour, ce qui devrait lui permettre d'atteindre une offre totale de 58,94 millions de barils par jour.

"Ceci s'explique principalement par une prévision de l'offre des États-Unis, du Canada, du Mexique, du Royaume-Uni, du Danemark, de l'Indonésie, du Brésil, de l'Amérique latine et d'autres, supérieure à la prévision antérieure", indique le rapport.

Le rapport montre qu'en décembre, l'offre de pétrole mondiale a augmenté de 0,40 million de barils par jour, et qu'elle s'est située, en moyenne, à 97,49 millions de barils par jour.









Les pays du Golf face à la fin du pétrole


03.01 Face à la baisse des prix pétroliers, l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis veulent imposer une TVA sur la plupart des produits et services l’année prochaine.


L'Arabie saoudite et les Emirats veulent installer l'année prochaine la TVA sur la majorité des produits et services.

Des produits comme les aliments, les vêtements, l'électronique et l'essence, ainsi que les services téléphoniques, d'eau et d'électricité et les réservations d'hôtel, seront contenus dans la réforme fiscale.

Quelques exceptions seraient faites pour le loyer, les ventes immobilières, certains médicaments, les billets d'avion et l'enseignent. Toutefois, la formation universitaire serait imposable. Certaines dépenses liées à l'école seraient aussi taxées.

Selon le journal d'Abou Dhabi The National newspaper, le coût de la vie aux Émirats augmenterait de 2,5%.

La réforme annoncée ne peut pas ne pas influencer la marché du travail de ces pays. Depuis longtemps, les monarchies du golfe Persique ont attiré des travailleurs étrangers par des promesses de la vie libre de taxes. Donc, ces réformes fiscales pourraient changer leur attitude envers ces pays.


«Je suis préoccupée parce que tout est déjà cher à Dubaï. Le fait que l'on ajoute cinq pourcent maintenant. C'est fou», a déclaré Elda Ngombe qui cherche du travail à Dubaï.

Cela étant, l'augmentation attendue des prix restera, plus faible que la charge fiscale en Europe où le niveau moyen de la TVA est de 20%.

«Si l'on compare à l'Europe, je ne pense pas que ce soit cher. Seulement, le loyer et la nourriture. Nous serons plus attentifs en achetant quelque chose», a déclaré Vera Clément, Française qui habite aux Émirats depuis trois ans.


Grace à ces mesures, Abou Dhabi espère récupérer 12 milliards de dirhams (2,77 milliards d'euros).

Quant à l'Arabie saoudite, Riyad compte sur la plus grosse augmentation de revenus de son budget de son d'histoire, 978 milliards de riyals (219 milliards d'euros) et veut réduire les subventions. Cependant, le royaume devrait faire face à un déficit budgétaire jusqu'en 2023.

Ces réformes ont été recommandées aux États du Golfe par le FMI pour diversifier leurs économies et réduire la dépendance aux cours du pétrole.

Actuellement, il n'a y que les Émirats et l'Arabie saoudite qui ont commencé à mettre ces recommandations en pratique. Cette année, dans le cadre des propositions du FMI, ces deux pays avaient déjà taxé de 100% le tabac et les boissons énergisantes et de 50% les boissons non alcoolisées.




Pétrole: L’Iran cherche des partenaires

02.01 La vice-ministre iranienne du Pétrole, Marzieh Shahdaei, a déclaré que les compagnies étrangères qui s'intéressent à l'exploitation des gisements de pétrole iraniens devaient trouver un partenaire iranien, a rapporté mardi la presse locale.

"Nous sommes en discussion avec des compagnies internationales réputées (pour développer les gisements pétroliers), et le point le plus important est que nous tentons actuellement de les associer à un partenaire iranien et de leur faire construire une grande partie de leurs équipements en Iran", a indiqué lundi la vice-ministre, citée par le quotidien Iran Daily.

De grandes compagnies internationales de gaz et de pétrole ont d'ores et déjà soumis les résultats de leurs études d'exploitation du gisement d'Azadegan, le plus grand du pays, situé dans le sud, a-t-elle précisé.

Le 15 décembre, le ministre iranien du Pétrole Bijan Namdar Zanganeh avait déclaré que l'Iran soumettrait l'exploitation du gisement d'Azadegan à un appel d'offres, et conclurait un accord sur son développement avant l'été 2018.

Ali Kardor, PDG de la compagnie pétrolière publique iranienne NIOC, a fait savoir qu'INPEX (Japon), CNPC (Chine), Royal Dutch Shell (Pays-Bas) et Total (France) avaient présenté leur propositions pour Azadegan.

L’Algérie diversifie son économie

10.12 Confrontée à une situation de crise financière engendrée par la chute des prix du pétrole, l'Algérie, dont l'économie est dépendante à 95% des recettes des hydrocarbures, s'oriente vers la diversification de son économie afin de réduire les effets de la crise et éviter des situations semblables dans l'avenir.

Pour traduire cette orientation sur le terrain, le gouvernement algérien a commencé par limiter les importations en imposant des licences pour stopper l'arrivée sur le marché local des produits jugés non nécessaires, tels que les véhicules, les matériaux de construction, les meubles de luxe ainsi que les fruits exotiques.

En parallèle, les concessionnaires automobiles ont été contraints de lancer le montage de véhicules en Algérie s'ils veulent continuer à exercer leur activité dans le pays.

Résultat : des marques de véhicules tels que Renault, Hyundai, Mercedes ou encore Volkswagen ont implanté des unités d'assemblage de véhicules à travers le territoire national. D'autres marques telles que Peugeot, Cherry, Fiat vont suivre à partir de 2018.

En généralisant la co-localisation avec des entreprises étrangères dans le cadre de partenariats, l' Algérie compte diversifier son économie en se lançant dans l'industrie mécanique, mais aussi dans la transformation pétrochimique, l'industrie pharmaceutique et agroalimentaire.

En insistant sur la production locale, l'Algérie ne compte pas seulement revoir ses importations à la baisse et aussi et surtout freiner la saignée de ses réserves de changes.

Le 26 septembre dernier, le ministre algérien des Finances Abderrahmane Raouya avait fait savoir que les réserves de change de son pays pourraient reculer à 97 milliards de dollars à fin décembre 2017, alors qu'elles étaient évaluées à 105,8 milliards de dollars à fin juillet dernier.

Selon un rapport du Fonds monétaire international (FMI), les réserves de change de l'Algérie sont passées de 194 milliards de dollars en 2013 à 178 milliards en 2014 pour finir l'année 2015 avec 143 milliards.

Faisant encore face au manque de financement à cause de la crise et devant les orientations du président Abdelaziz Bouteflika de ne pas recourir à l'endettement extérieur pour financer la commande publique dans l'espoir de relancer la croissance, le gouvernement a fini par faire passer le 21 septembre son plan d'action par les députés.

Décrié par les partis d'opposition, ce plan consiste principalement à recourir à la planche à billets pour financer la dette publique et éviter une cessation de versement des salaires des fonctionnaires et des retraités, tout en relançant les projets en souffrance. Une solution de "facilitation" qui, selon l'opposition, ne fait que retarder l'apparition des effets de la crise, puisqu'elle ne fera que porter l'inflation à des niveaux élevés, faire reculer le pouvoir d'achat des citoyens et déprécier davantage la valeur de la monnaie nationale.





















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Arabie Saoudite


Depuis le début du règne des Saoud, en 1932, l’Arabie Saoudite s’est taillée un fief dans le sang, bénéficiant du soutien des Occidentaux qu’elle abreuve d’or noir. Ne possède-t-elle pas un quart des réserves mondiales de pétrole ?

Cette dynastie tire son pouvoir d’un pacte vieux de deux siècles entre un prédicateur wahhabite et un émir. Alliance du sabre et du turban qui assura son hégémonie sur la péninsule et sur les lieux saints, permettant au courant le plus conservateur et sectaire de l’islam de diffuser sa pensée dans l’ensemble du monde arabomusulman – et au-delà.




Atlas des crises et des conflits par Pascal Boniface et hubert Védrine

Guerre civile en Syrie, offensives de Daech, démembrement de l’Irak, annexion russe en Crimée, revendications territoriales en mer de Chine, mouvements séparatistes au Mali, guerre d’indépendance au Soudan... la liste des crises et conflits mondiaux s’allonge en même temps qu’elle se diversifie.

Si les espoirs d’un monde pacifié au sortir de la guerre froide étaient illusoires, les causes, natures et scénarios de sortie des conflits actuels sont rarement analysés, à la fois de manière claire et dans leur complexité. C’est ce que fait cet atlas où se côtoient textes précis et cartographies éclairantes.

Cet atlas est l’outil indispensable pour tous ceux qui souhaitent comprendre les ressorts et mécanismes des crises et conflits qui ébranlent le monde dans lequel ils vivent.




La géopolitique de l’Iran


Accord historique sur le programme nucléaire en 2015, levée des sanctions économiques internationales en 2016… l’Iran revient sur la scène internationale et affronte une nouvelle page de son histoire. Après des décennies d’enfermement, de drames et de résistance, la République islamique d’Iran, et surtout les Iraniens, doivent désormais relever des défis immenses : ceux d’une renaissance.

Défi intérieur : comment répondre aux aspirations de changement de la population tout en maintenant la stabilité et l’indépendance de l’État ? Défi régional : comment faire face à l’émergence des monarchies pétrolières et des réseaux djihadistes, dans un climat de tension croissante avec l’Arabie saoudite ? Défi global : comment devenir un acteur respecté de la vie politique, économique, scientifique et culturelle mondiale ?

Une analyse fine de la géopolitique iranienne, à contre-courant des idées reçues.



L’identité, c’est la guerre


Le parti pris de ce livre est d’affirmer qu’il ne faut ni accepter l’omnipotence de l’état de guerre ni s’abîmer dans l’obsession de l’identité. Les êtres humains ont besoin de s’ancrer dans une histoire, de combiner de multiples appartenances, familiales, sociales, politiques, idéologiques ou culturelles. Tout individu a besoin de s’identifier, pour être pleinement une personne.



Sinoué: Inch’allah


Pour tenter d'expliquer l'enchaînement de circonstances qui a conduit aux attentats du 11 septembre 2001 aux Etats-Unis, l'auteur retrace l'histoire du Proche et du Moyen-Orient depuis 1916, à travers le regard de trois familles : palestinienne, égyptienne et irakienne. La saga mêle leurs destins aux bouleversements de l'histoire.




La France malade du conflit israélo-palestinien


Par Pascal Boniface


Le conflit israélo-palestinien a fait une victime supplémentaire : la société française. Celle-ci est rongée de l'intérieur par cette guerre lointaine qui est devenue l'un des sujets qui divisent le plus les Français. Les juifs français craignent un développement de l'antisémitisme qui les met en danger. Ils ont peur. D'autres Français estiment que l'antisémitisme est plus nettement com­battu par les pouvoirs publics et les médias que les autres formes de racisme et de discrimination. Le fossé s'élargit entre ces deux perceptions,divisant les familles, séparant les amis, rendant trop souvent les fréquentations impossibles entre ceux qui ne sont pas d'accord sur ces points. De plus, une confusion opérée entre anti­sémitisme, antisionisme et critique de l'action du gouvernement israélien contribue à l'importation de ce conflit, où la défense de la politique du gouvernement israélien prend le pas parfois sur la lutte contre l'antisémitisme. Ce conflit risque de durer. Comment éviter qu'il ne gangrène la vie sociale en France ?

Biographie de l'auteur: Pascal Boniface est directeur et fondateur de l'Iris (Institut de relations internationales et stratégiques), enseigne à l'université Paris-VIII. Il alterne la rédaction de livres pédagogiques comme Comprendre le monde, 50 idées reçues sur l'état du monde (Armand Colin), La géopolitique (Eyrolles) et celle d'essais souvent décapants, en particulier Les intellectuels faussaires (Jean-Claude Gawsewitch), et, avec Médine, Don't panik (Desclée de Brouwer).




Quand la Syrie s’éveillera

Par Richard Labèviere et Talal El Atrache

Un panorama géopolitique de la Syrie des années 2000-2010 présidée par le jeune Bachar al-Assad. Le fruit de trente années de reportages sur le terrain, qui nous offre un éclairage inédit sur la situation actuelle du Proche-Orient.

Peu de Français sont capables de situer sans hésiter la Syrie sur une carte. Encore moins nombreux sont ceux qui connaissent son histoire. Régulièrement présenté par les médias occidentaux comme une sorte de dictature ubuesque appartenant à l’« axe du mal », ce pays carrefour des civilisations égyptienne, perse, grecque, romaine, byzantine et turque fut pendant une trentaine d’années sous administration française. La Syrie demeure également l’un des berceaux de la chrétienté où vivent, dans une totale liberté de culte, près de 2 millions de chrétiens. Ce pays est en effet l’un des rares États arabes laïcs à garantir un égal accès aux fonctions publiques et privées à tous ses citoyens, hommes et femmes, quelle que soit leur confession. Fruit de nombreuses années de reportage sur le terrain, de sources inédites et d’entretiens exclusifs avec des témoins capitaux, dont le président Bachar al-Assad, ce portrait de la Syrie d’aujourd’hui nous offre un éclairage original sur la situation actuelle du Proche-Orient. De la naissance du nationalisme arabe et de la création d’Israël à l’« héritage piégé » d’Hafez al-Assad et aux conséquences de la chute de Bagdad en 2003, les auteurs nous révèlent aussi comment l’assassinat de l’ex-Premier ministre libanais Rafic Hariri a favorisé une tentative de renversement du régime syrien et comment la « guerre mondiale contre le terrorisme » a ajouté au chaos mondial. Néanmoins, la Syrie est incontestablement redevenue le pays pivot du Proche-Orient : il était temps de mieux le connaître.

Richard Labévière est rédacteur en chef de Défense, la revue des auditeurs de l’IHEDN (Institut des hautes études de défense nationale). Spécialiste du Proche et du Moyen-Orient, il est l’auteur d’une quinzaine de livres dont Les Dollars de la terreur : les États-Unis et les islamistes et La Tuerie d’Ehdenou la malédiction des Arabes chrétiens.

Talal el-Atrache est correspondant de la presse française et libanaise à Damas. Arrière-petit-fils de Sultan el-Atrache, le chef de la Grande révolte syrienne (1925-1927), il est lauréat du prix Lorenzo Natali 2007 décerné par la Commission européenne.

Aux éditions Perrin


Atlas des Palestiniens

L’histoire du peuple qui, depuis le démantèlement de l’Empire ottoman et le mandat britannique en 1922, cherche, sans succès, à construire son Etat. Depuis 1948, la moitié des Palestiniens vivent hors de leur pays. De nos jours, malgré le soutien international, peu d'éléments permettent d'envisager une solution pacifique, notamment dans les territoires occupés et colonisés par Israël.

Atlas des Palestiniens Cet atlas raconte l'histoire du peuple palestinien qui, depuis le démantèlement de l'Empire ottoman et le mandat britannique en 1922, a cherché à être maître de son destin en exigeant l'avènement d'un État sur son territoire. Des décennies plus tard, cet objectif n'est toujours pas atteint et semble même plus inaccessible que jamais. Depuis 1948, plus de la moitié des Palestiniens vivent hors de leur pays, beaucoup dans les conditions précaires des camps de réfugiés, tandis que l'autre moitié est soumise à l'occupation, à la colonisation et, depuis 2006 à Gaza, à un blocus. Aujourd'hui, toute perspective de paix paraît lointaine, les rapports de force continuant d'être défavorables aux Palestiniens malgré les soutiens internationaux dont ils bénéficient. Par un processus de colonisation systématique et la construction d'un mur qui s'étend jusqu'au coeur de la Cisjordanie, la stratégie israélienne vise à fragmenter et déstructurer un espace sur lequel il sera de plus en plus difficile d'établir un État palestinien viable disposant d'une véritable continuité territoriale. Cette situation aggrave l'exclusion de tout un peuple qui, malgré le droit international reconnaissant la légitimité de son aspiration à un État à côté d'Israël, est ainsi contraint de vivre dans l'exil, l'occupation et le blocus dans la bande de Gaza.

Aux éditons autrement

 



Edward S. Said, grand historien de la Palestine occupée

La Palestine arabe est aujourd’hui encore occupée militairement par Israël. L’écrivain Edward S.Said retrace depuis la déclaration de Balfour toute les étapes de la stratégie des sionistes, débarqués d’Europe centrale, pour déposséder les arabes palestiniens de leurs territoires. Sans doute le livre le plus important pour comprendre la Palestine aujourd’hui.


« Question de Palestine » est paru en anglais en 1979, cet ouvrage a joué un rôle capital dans la sensibilisation du public américain à la question palestinienne. Edward E. Said retrace
magistralement, dans un style limpide, la dépossession de la terre palestinienne par les colons juifs avec la complicité des européens. C’est une grande histoire de la Palestine qu’Edward said nous offre. Travail historique remarquable d’une brulante actualité. On Comprendre comment à la lecture de l’ouvrage de Edward E. Said comment le projet sioniste a été préparé de longue date. Le travail d’historien de l’écrivain démontre a quel point les israéliens ont mis en place dès le début de la colonisation des lois racistes et ségrégationnistes avec une volonté féroce de nier l’identité palestinienne. L’auteur cite de nombreuse acteurs et appui sur les discours des principaux acteurs. Les débats et les polémiques qu’il a suscités étaient à la mesure de la renommée de l’auteur, grande figure de la scène intellectuelle américaine. Edward W. Said nous offre une analyse documentée et subtile de l’affrontement, à la fi n du XIXe siècle et durant la première moitié du XXe siècle, entre la société palestinienne, occultée par l’idéologie dominante en Europe, et le mouvement sioniste, considéré comme une partie intégrante de l’entreprise coloniale européenne. Il dresse ensuite un tableau de la Palestine et des Palestiniens avant et après la guerre de 1967, et souligne la cristallisation, face à la discrimination, à l’occupation et à la dispersion, d’une forte conscience nationale incarnée par l’OLP. La dernière partie du livre est consacrée à une étude attentive des accords de Camp David, conclus sous l’égide des Etats-Unis entre Israël et l’Egypte, et de leurs conséquences au Proche-Orient. L’édition augmentée de 1992 dont nous publions la traduction prend en outre en considération les principaux événements survenus jusqu’alors : l’invasion du Liban en 1982, la première intifada en 1987, la guerre du Golfe en 1991 et le déclenchement du “processus de paix” avec la Conférence de Madrid. A la fois étude historique, essai politique et critique idéologique, La Question de Palestine va bien au-delà de l’actualité pour constituer en quelque sorte, avec L’Orientalisme et L’Islam dans les médias, un triptyque ayant pour objet la critique du regard porté par les pays occidentaux sur l’Orient, et plus précisément sur le Moyen-Orient.

www.actes-sud.fr collection Sindbad


















 

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