GAZPROM s’installe en Iran

Le groupe public russe Gazprom envisage de préparer les documents nécessaires pour participer aux projets de développement de quatre champs de gaz iraniens : Kish, Pars-Sud, Farzad-A, Farzad-B.

« Nous avons entamé une série de discussions avec la partie iranienne sur ces quatre projets, nous devons continuer à analyser, traiter, examiner les contrats et les conditions, puis nous prendrons une décision », a déclaré le vice-président de Gazprom Vitali Markelov.

Le vice-président de Gazprom a également déclaré que la société envisageait de contribuer à terminer les travaux de construction d’une usine de gaz naturel liquéfié en Selon Markelov, les travaux de construction de l’usine ont été suspendus, mais une centrale électrique ainsi que du matériel de grande qualité ont déjà été installés.

« Actuellement, la société russe fait le point sur la situation technique, après quoi la décision sera prise de participer ou non à ce projet », a-t-il ajouté.

Selon les médias russes, Gazprom n’exclut pas d’acheminer du gaz à travers les pipelines de l’Iran vers le Pakistan et l’Inde. Selon Markelov, un mémorandum a déjà été signé avec Téhéran et des négociations sont en cours avec le Pakistan et l’Inde.

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L’Iran et Total

04.06 Le groupe Total dispose de 60 jours pour négocier avec Washington une dérogation aux sanctions américaines pour poursuivre ses activités en Iran. Si elle se retirait du pays, cette entreprise serait remplacée par le chinois CNPC pour l’exploitation du gisement gazier de South Pars, a annoncé mardi le ministre iranien du Pétrole, Bijan Zangeneh.


Le ministre iranien du Pétrole Bijan Zangeneh a indiqué de combien de temps disposait Total pour obtenir une dérogation aux sanctions américaines pour rester en Iran indique l'agence Shana.


«Total a 60 jours pour négocier avec les États-Unis. Pendant ces 60 jours, le gouvernement français peut également entamer des négociations avec les autorités américaines pour que Total puisse rester en Iran», a déclaré M.Zangeneh le 29 mai, à l'issue d'une rencontre avec les députés de la commission à l'énergie du parlement iranien.

Selon lui, si le groupe français quittait l'Iran, l'entreprise chinoise pétro-gazière CNPC le remplacerait dans le projet gazier de South Pars 11.

Le 16 mai, Total a annoncé étudier la possibilité de se retirer du projet South Pars 11 d'ici à novembre 2018 à cause des sanctions américaines, s'il ne réussissait pas à obtenir de dérogation aux sanctions américaines avec l'appui des autorités françaises et européennes.

En 2017, un consortium mené par Total et CNPC a signé un contrat dont l'objet est «le développement et la production de la phase 11 de l'exploitation du champ gazier de South Pars» pendant 20 ans. L'investissement total s'élève à 4,8 milliards de dollars. Total, qui intervient dans ce projet en tant qu'opérateur, détient une participation de 50,1%, CNPC de 30%.

Début mai, la tension est montée d'un cran autour du programme nucléaire iranien après la décision des États-Unis de se retirer de l'accord de juillet 2015, annoncée par le Président Trump le 8 mai dernier. Aux termes de l'accord, l'Iran doit brider son programme nucléaire et ne jamais chercher à obtenir la bombe atomique en échange de la levée d'une partie des sanctions internationales visant la République islamique. Donald Trump a également déclaré que Washington rétablirait les sanctions imposées à Téhéran et suspendues suite la signature de l'accord de 2015.


Pétrole: hausse brutal

20.05 Après une longue période de léthargie, les prix du pétrole sont repartis brusquement à la hausse. Le baril de Brent, coté à Londres, a atteint presque 80 dollars à la mi-mai, son plus haut niveau depuis novembre 2014.

Selon un analyste, la flambée des prix du pétrole s'explique par plusieurs facteurs, dont les principaux sont la reprise robuste de l'économie mondiale et les incertitudes géopolitiques.

D'après Huang Zhilong, directeur du centre de recherche macro-économique relevant de l'Institut des Finances de Suning, le premier facteur qui pousse les prix du pétrole à la hausse est la vigoureuse croissance de l'économie mondiale.

L'expansion économique mondiale qui a débuté au milieu de l'année 2016 est devenue plus puissante et plus large, a indiqué un rapport du Fonds monétaire international (FMI) sur les perspectives de l'économie mondiale rendu public en avril.

Dans ce rapport, le FMI a relevé sa prévision de croissance mondiale à 3,9%. "Cette accélération s'explique par une croissance plus rapide dans la zone euro, au Japon, en Chine et aux Etats-Unis, tous ces pays ayant connu une croissance supérieure aux attentes l'année dernière".

La croissance du PIB suppose une demande croissante du pétrole. Selon les dernières prévisions de l'Agence internationale de l'énergie (AIE), la demande quotidienne de pétrole dans le monde a augmenté de 1,5 million de barils, pour atteindre un niveau record de 99,3 millions de barils.

Cependant, la production pétrolière n'a pas augmenté suffisamment pour satisfaire cette demande en hausse, a indiqué M. Huang dans un article. Ces derniers temps, la production dans certaines régions a reculé, particulièrement au Vénézuela, dont la production quotidienne est passé de plus de trois millions de barils à 1,6 million sur fond d'instabilité dans le pays.

En outre, l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP), la Russie et d'autres pays producteurs de pétrole ont convenu en décembre 2016 de réduire la production pour soutenir les cours du baril. Depuis lors, les stocks du pétrole dans le monde ont considérablement chuté.

En novembre 2017, l'OPEP et ses partenaires, dont la Russie, ont renouvelé leur accord de plafonnement de la production de pétrole jusqu'à la fin 2018. Récemment, le prince héritier saoudien Mohamed ben Salman a indiqué que l'OPEP cherchait à conclure un accord de coopération à long terme, sur 10 à 20 ans, pour limiter la production de pétrole, constituant un facteur clé de la hausse continue du cours de l'or noir.

D'autre part, l'instabilité au Moyen-Orient a accru la pression haussière sur les prix du pétrole. Depuis avril, la situation au Moyen-Orient s'est détériorée : les frappes aériennes contre la Syrie dirigées par les Etats-Unis, le Royaume-Uni et la France ainsi que le retrait américain de l'accord sur le nucléaire iranien ont joué un rôle considérable. La tension dans cette région a suscité des préoccupations sur la stabilité de l'offre et contribué à la hausse des cours, selon M. Huang.

Dans son article d'analyse, M. Huang a également évoqué la spéculation du capital international comme une des causes de la hausse des prix de l'or noir.

Sur le marché international des contrat à terme du pétrole, le capital spéculatif international ne cesse d'acheter à la hausse sur fond de tension au Moyen-Orient et de réduction de la production de l'OPEP, a-t-il indiqué, jugeant impossible qu'au cours d'une longue période les prix du pétrole retombent à moins de 40 dollars le baril.



Prix du pétrole après le retrait américain

13.05 Après la décision prise mardi par le président américain Donald Trump de retirer son pays de l'accord nucléaire iranien, reprenant ainsi les sanctions contre Téhéran, le monde s'interroge sur les conséquences qu'une telle sentence aura sur les prix du pétrole.

Et pour cause, dans la bourse de Londres, les cours du pétrole ont grimpé mercredi en cours d'échanges européens à leur plus haut niveau depuis trois ans et demi après le retrait des Etats-Unis de l'accord sur le nucléaire iranien qui fait craindre une perturbation de l'offre mondiale.

Interrogé par Xinhua sur cette question, l'expert pétrolier, ex-PDG du groupe national des hydrocarbures, Sonatrach et ancien ministre algérien de l'Hydraulique, Abdelmadjid Attar a estimé que la décision américaine "n'est pas chose qui va entraîner le baril vers le haut ou vers le bas", ajoutant que cela va "stabiliser les prix au niveau actuel pour les trois ou six mois à venir".

Selon M. Attar, "les effets de la décision de M. Trump seront d'ordre géopolitique et géoéconomiques à l'échelle mondiale, plutôt que des effets sur les prix du baril, parce que, explique-il, le baril est sorti des fondamentaux classiques où le monde consomme de moins en moins de pétrole. Et à chaque fois que les consommateurs doivent consommer moins, ils font l'effort".

Ceci dit, l'ancien numéro 1 de Sonatrach n'exclut pas des conséquences négatives, notamment sur les entreprises européennes. "La décision américaine de se retirer de l'accord aura des conséquences, notamment sur les pays européens. Ils ont le couteau sur la gorge. A titre d'exemple, le groupe français Total a un très gros marché en Iran. Les Allemands fournissent énormément d'équipements à ce pays. Airbus a aussi des commandes", a-t-il fait remarquer.

Comme alternative, l'expert pétrolier prévoit que "dans trois à six mois, ces pays et leurs sociétés vont réfléchir et vont peut-être négocier avec l'Iran, d'une part et les Américains d'autre part, pour couper la poire en deux".

Revenant sur les éventuelles raisons de cette décision du président Républicain, M. Attar a rappelé qu'il s'agit d'une promesse électorale et M. Trump est obligé de la tenir".

Concernant les pays auxquels profitent les sanctions, notre interlocuteur cite l'Arabie saoudite en premier lieu. "Il y a évidemment l'Arabie saoudite qui promet de compenser le manque de l'offre sur le marché mondial et les Saoudiens se frottent déjà les mains", a-t-il illustré.

S'agissant de l'impact qu'une telle décision pourrait avoir sur la Chine, l'ancien ministre algérien trouve que pour les Chinois, c'est beaucoup plus l'achat de pétrole qui posera problème ... "Il y a les possibilités d'acheter par des moyens indirects. Moi-même, j'ai contribué entre 2007 et 2008 à des contrats avec les Iraniens", a-t-il révélé.

Evoquant la réduction par la Chine de ses importations de pétrole depuis l'Arabie Saoudite en raison des prix élevés du pétrole saoudien, M. Attar a estimé que la Chine a les possibilités de s'approvisionner chez d'autres fournisseurs.



Iran: Salon du pétrole

07.05 Le 23e Salon du pétrole, du gaz, du raffinage et de la pétrochimie ouvrira dimanche ses portes à Téhéran, a rapporté samedi le Financial Tribune. Cet événement de quatre jours est parrainé par le ministère iranien du Pétrole et la Compagnie nationale iranienne du pétrole (NIOC).

Ce salon, le plus grand rendez-vous annuel des industriels du pays, va accueillir plus de 2.000 exposants locaux et étrangers. Il devrait fournir une bonne opportunité aux sociétés étrangères et aux producteurs locaux de forger de projets de coopération et de conclure des contrats dans les secteurs pétroliers en amont et en aval.

Le rendez-vous de l'an dernier s'était tenu en présence de quelque 800 sociétés étrangères venues de Chine, de Corée du Sud, de Turquie, d'Italie, d'Espagne, de France, d'Autriche, d'Allemagne et de Finlande.






















































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Israël l’obession du territoire

Cet ouvrage analyse le rôle central que joue « l’obsession territoriale » d’Israël dans la construction de l’État-nation, dans l’exclusion spatiale entre Juifs, Arabes israéliens et Palestiniens et dans le façonnement des identités.

Une grille de lecture novatrice du conflit le plus impactant des dernières décennies.





Arabie Saoudite


Depuis le début du règne des Saoud, en 1932, l’Arabie Saoudite s’est taillée un fief dans le sang, bénéficiant du soutien des Occidentaux qu’elle abreuve d’or noir. Ne possède-t-elle pas un quart des réserves mondiales de pétrole ?

Cette dynastie tire son pouvoir d’un pacte vieux de deux siècles entre un prédicateur wahhabite et un émir. Alliance du sabre et du turban qui assura son hégémonie sur la péninsule et sur les lieux saints, permettant au courant le plus conservateur et sectaire de l’islam de diffuser sa pensée dans l’ensemble du monde arabomusulman – et au-delà.




Atlas des crises et des conflits par Pascal Boniface et hubert Védrine

Guerre civile en Syrie, offensives de Daech, démembrement de l’Irak, annexion russe en Crimée, revendications territoriales en mer de Chine, mouvements séparatistes au Mali, guerre d’indépendance au Soudan... la liste des crises et conflits mondiaux s’allonge en même temps qu’elle se diversifie.

Si les espoirs d’un monde pacifié au sortir de la guerre froide étaient illusoires, les causes, natures et scénarios de sortie des conflits actuels sont rarement analysés, à la fois de manière claire et dans leur complexité. C’est ce que fait cet atlas où se côtoient textes précis et cartographies éclairantes.

Cet atlas est l’outil indispensable pour tous ceux qui souhaitent comprendre les ressorts et mécanismes des crises et conflits qui ébranlent le monde dans lequel ils vivent.




La géopolitique de l’Iran


Accord historique sur le programme nucléaire en 2015, levée des sanctions économiques internationales en 2016… l’Iran revient sur la scène internationale et affronte une nouvelle page de son histoire. Après des décennies d’enfermement, de drames et de résistance, la République islamique d’Iran, et surtout les Iraniens, doivent désormais relever des défis immenses : ceux d’une renaissance.

Défi intérieur : comment répondre aux aspirations de changement de la population tout en maintenant la stabilité et l’indépendance de l’État ? Défi régional : comment faire face à l’émergence des monarchies pétrolières et des réseaux djihadistes, dans un climat de tension croissante avec l’Arabie saoudite ? Défi global : comment devenir un acteur respecté de la vie politique, économique, scientifique et culturelle mondiale ?

Une analyse fine de la géopolitique iranienne, à contre-courant des idées reçues.




Sinoué: Inch’allah


Pour tenter d'expliquer l'enchaînement de circonstances qui a conduit aux attentats du 11 septembre 2001 aux Etats-Unis, l'auteur retrace l'histoire du Proche et du Moyen-Orient depuis 1916, à travers le regard de trois familles : palestinienne, égyptienne et irakienne. La saga mêle leurs destins aux bouleversements de l'histoire.






Quand la Syrie s’éveillera

Par Richard Labèviere et Talal El Atrache

Un panorama géopolitique de la Syrie des années 2000-2010 présidée par le jeune Bachar al-Assad. Le fruit de trente années de reportages sur le terrain, qui nous offre un éclairage inédit sur la situation actuelle du Proche-Orient.

Peu de Français sont capables de situer sans hésiter la Syrie sur une carte. Encore moins nombreux sont ceux qui connaissent son histoire. Régulièrement présenté par les médias occidentaux comme une sorte de dictature ubuesque appartenant à l’« axe du mal », ce pays carrefour des civilisations égyptienne, perse, grecque, romaine, byzantine et turque fut pendant une trentaine d’années sous administration française. La Syrie demeure également l’un des berceaux de la chrétienté où vivent, dans une totale liberté de culte, près de 2 millions de chrétiens. Ce pays est en effet l’un des rares États arabes laïcs à garantir un égal accès aux fonctions publiques et privées à tous ses citoyens, hommes et femmes, quelle que soit leur confession. Fruit de nombreuses années de reportage sur le terrain, de sources inédites et d’entretiens exclusifs avec des témoins capitaux, dont le président Bachar al-Assad, ce portrait de la Syrie d’aujourd’hui nous offre un éclairage original sur la situation actuelle du Proche-Orient. De la naissance du nationalisme arabe et de la création d’Israël à l’« héritage piégé » d’Hafez al-Assad et aux conséquences de la chute de Bagdad en 2003, les auteurs nous révèlent aussi comment l’assassinat de l’ex-Premier ministre libanais Rafic Hariri a favorisé une tentative de renversement du régime syrien et comment la « guerre mondiale contre le terrorisme » a ajouté au chaos mondial. Néanmoins, la Syrie est incontestablement redevenue le pays pivot du Proche-Orient : il était temps de mieux le connaître.

Richard Labévière est rédacteur en chef de Défense, la revue des auditeurs de l’IHEDN (Institut des hautes études de défense nationale). Spécialiste du Proche et du Moyen-Orient, il est l’auteur d’une quinzaine de livres dont Les Dollars de la terreur : les États-Unis et les islamistes et La Tuerie d’Ehdenou la malédiction des Arabes chrétiens.

Talal el-Atrache est correspondant de la presse française et libanaise à Damas. Arrière-petit-fils de Sultan el-Atrache, le chef de la Grande révolte syrienne (1925-1927), il est lauréat du prix Lorenzo Natali 2007 décerné par la Commission européenne.

Aux éditions Perrin


Atlas des Palestiniens

L’histoire du peuple qui, depuis le démantèlement de l’Empire ottoman et le mandat britannique en 1922, cherche, sans succès, à construire son Etat. Depuis 1948, la moitié des Palestiniens vivent hors de leur pays. De nos jours, malgré le soutien international, peu d'éléments permettent d'envisager une solution pacifique, notamment dans les territoires occupés et colonisés par Israël.

Atlas des Palestiniens Cet atlas raconte l'histoire du peuple palestinien qui, depuis le démantèlement de l'Empire ottoman et le mandat britannique en 1922, a cherché à être maître de son destin en exigeant l'avènement d'un État sur son territoire. Des décennies plus tard, cet objectif n'est toujours pas atteint et semble même plus inaccessible que jamais. Depuis 1948, plus de la moitié des Palestiniens vivent hors de leur pays, beaucoup dans les conditions précaires des camps de réfugiés, tandis que l'autre moitié est soumise à l'occupation, à la colonisation et, depuis 2006 à Gaza, à un blocus. Aujourd'hui, toute perspective de paix paraît lointaine, les rapports de force continuant d'être défavorables aux Palestiniens malgré les soutiens internationaux dont ils bénéficient. Par un processus de colonisation systématique et la construction d'un mur qui s'étend jusqu'au coeur de la Cisjordanie, la stratégie israélienne vise à fragmenter et déstructurer un espace sur lequel il sera de plus en plus difficile d'établir un État palestinien viable disposant d'une véritable continuité territoriale. Cette situation aggrave l'exclusion de tout un peuple qui, malgré le droit international reconnaissant la légitimité de son aspiration à un État à côté d'Israël, est ainsi contraint de vivre dans l'exil, l'occupation et le blocus dans la bande de Gaza.

Aux éditons autrement

 



Edward S. Said, grand historien de la Palestine occupée

La Palestine arabe est aujourd’hui encore occupée militairement par Israël. L’écrivain Edward S.Said retrace depuis la déclaration de Balfour toute les étapes de la stratégie des sionistes, débarqués d’Europe centrale, pour déposséder les arabes palestiniens de leurs territoires. Sans doute le livre le plus important pour comprendre la Palestine aujourd’hui.


« Question de Palestine » est paru en anglais en 1979, cet ouvrage a joué un rôle capital dans la sensibilisation du public américain à la question palestinienne. Edward E. Said retrace
magistralement, dans un style limpide, la dépossession de la terre palestinienne par les colons juifs avec la complicité des européens. C’est une grande histoire de la Palestine qu’Edward said nous offre. Travail historique remarquable d’une brulante actualité. On Comprendre comment à la lecture de l’ouvrage de Edward E. Said comment le projet sioniste a été préparé de longue date. Le travail d’historien de l’écrivain démontre a quel point les israéliens ont mis en place dès le début de la colonisation des lois racistes et ségrégationnistes avec une volonté féroce de nier l’identité palestinienne. L’auteur cite de nombreuse acteurs et appui sur les discours des principaux acteurs. Les débats et les polémiques qu’il a suscités étaient à la mesure de la renommée de l’auteur, grande figure de la scène intellectuelle américaine. Edward W. Said nous offre une analyse documentée et subtile de l’affrontement, à la fi n du XIXe siècle et durant la première moitié du XXe siècle, entre la société palestinienne, occultée par l’idéologie dominante en Europe, et le mouvement sioniste, considéré comme une partie intégrante de l’entreprise coloniale européenne. Il dresse ensuite un tableau de la Palestine et des Palestiniens avant et après la guerre de 1967, et souligne la cristallisation, face à la discrimination, à l’occupation et à la dispersion, d’une forte conscience nationale incarnée par l’OLP. La dernière partie du livre est consacrée à une étude attentive des accords de Camp David, conclus sous l’égide des Etats-Unis entre Israël et l’Egypte, et de leurs conséquences au Proche-Orient. L’édition augmentée de 1992 dont nous publions la traduction prend en outre en considération les principaux événements survenus jusqu’alors : l’invasion du Liban en 1982, la première intifada en 1987, la guerre du Golfe en 1991 et le déclenchement du “processus de paix” avec la Conférence de Madrid. A la fois étude historique, essai politique et critique idéologique, La Question de Palestine va bien au-delà de l’actualité pour constituer en quelque sorte, avec L’Orientalisme et L’Islam dans les médias, un triptyque ayant pour objet la critique du regard porté par les pays occidentaux sur l’Orient, et plus précisément sur le Moyen-Orient.

www.actes-sud.fr collection Sindbad


















 

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