La Turquie augmente ses droits de douane

19.08 Le président turc Recep Tayyip Erdogan a signé un décret visant à augmenter les droits de douane sur certains produits américains, dont les voitures, l'alcool et le tabac, a rapporté mercredi un média officiel.

En vertu de ce décret publié au journal officiel, la Turquie a relevé les droits de douane sur les voitures de tourisme, l'alcool et le tabac respectivement à 120%, 140% et 60%. Les tarifs douaniers sur les cosmétiques, le riz et le charbon ont également été augmentés.

Cette décision est une réponse à "l'attaque économique" de Washington contre la Turquie, a annoncé le vice-président du pays, Fuat Oktay, sur son compte Twitter.

Ces représailles surviennent alors que les tensions entre les Etats-Unis et leur allié de l'OTAN se sont intensifiées à la suite de plusieurs différends diplomatiques au cours des dernières semaines. L'administration Trump a annoncé vendredi dernier le doublement des droits de douane sur les importations d'acier et d'aluminium en provenance de Turquie, entraînant la livre turque à son plus bas historique.




La Turquie soutien l’Iran


13.08 La Turquie ne compte pas renoncer à la coopération énergétique avec les Iraniens suite à la restauration des sanctions américaines visant la République islamique.


Ankara reste attaché à ses contrats énergétiques avec Téhéran en dépit de la réimposition des sanctions américaines à l'encontre de l'Iran qui pourraient affecter les compagnies turques en cas de coopération avec la République islamique, selon le ministre turc de l'Énergie Fatih Donmez.

La Turquie est fortement dépendante envers les importations énergétiques, et l'Iran voisin figure parmi ses principaux fournisseurs.

«La Turquie reste déterminée à poursuivre ses contrats d'approvisionnement de gaz iranien et continuera d'acheter du gaz naturel à la République islamique malgré la réimposition des sanctions américaines», a déclaré le ministre turc dans une interview à la radio locale.

Le 8 mai dernier, le Président américain Donald Trump a annoncé que son pays se retirait de l'accord signé en 2015 entre des grandes puissances et l'Iran, qui avait alors accepté de brider son programme nucléaire en échange de la levée d'une partie des sanctions internationales.

Les États-Unis ont ainsi décidé de rétablir leurs sanctions visant l'Iran ainsi que les entreprises ayant des liens avec Téhéran qui ont jusqu'à 180 jours pour se retirer du pays.

Lundi, le Président Trump a signé un décret réinstaurant un certain nombre de sanctions à l'encontre de l'Iran, en affirmant chercher à imposer une «pression économique maximale» sur la République islamique. Sur sa page Twitter, le locataire de la Maison-Blanche a promis que toute personne faisant affaire avec l'Iran ne fera plus de commerce avec les USA.




Relance du pétrole syrien


16.07 De nombreux groupes russes ont manifesté de l'intérêt pour la prospection des hydrocarbures et la reconstruction du système énergétique en Syrie.

Plusieurs entreprises pétrogazières russes ont entamé des travaux de prospection en Syrie, a annoncé vendredi le service de presse du ministère russe de l'Énergie.

Selon un communiqué ministériel, des groupes tels que STG Engineering, Zaroubejneft, Zaroubejgueologiïa ou Tekhnopromexport manifestent aujourd'hui de l'intérêt pour la Syrie.

Avec ses partenaires syriens, la Russie étudie les possibilités de reprendre l'exploitation de gisements de pétrole et de gaz ainsi que de relancer les raffineries. La partie syrienne a pour principal objectif d'assurer l'approvisionnement en énergie de grandes villes du pays.

Fin janvier, le ministère russe de l'Énergie a annoncé que Moscou et Damas avaient signé une feuille de route sur la coopération dans le domaine de l'énergie qui prévoyait la reconstruction, la modernisation et la création de nouvelles installations énergétiques en Syrie.


GAZPROM s’installe en Iran

17.06 Le groupe public russe Gazprom envisage de préparer les documents nécessaires pour participer aux projets de développement de quatre champs de gaz iraniens : Kish, Pars-Sud, Farzad-A, Farzad-B.

« Nous avons entamé une série de discussions avec la partie iranienne sur ces quatre projets, nous devons continuer à analyser, traiter, examiner les contrats et les conditions, puis nous prendrons une décision », a déclaré le vice-président de Gazprom Vitali Markelov.

Le vice-président de Gazprom a également déclaré que la société envisageait de contribuer à terminer les travaux de construction d’une usine de gaz naturel liquéfié en Selon Markelov, les travaux de construction de l’usine ont été suspendus, mais une centrale électrique ainsi que du matériel de grande qualité ont déjà été installés.

« Actuellement, la société russe fait le point sur la situation technique, après quoi la décision sera prise de participer ou non à ce projet », a-t-il ajouté.

Selon les médias russes, Gazprom n’exclut pas d’acheminer du gaz à travers les pipelines de l’Iran vers le Pakistan et l’Inde. Selon Markelov, un mémorandum a déjà été signé avec Téhéran et des négociations sont en cours avec le Pakistan et l’Inde.





























































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Israël l’obession du territoire

Cet ouvrage analyse le rôle central que joue « l’obsession territoriale » d’Israël dans la construction de l’État-nation, dans l’exclusion spatiale entre Juifs, Arabes israéliens et Palestiniens et dans le façonnement des identités.

Une grille de lecture novatrice du conflit le plus impactant des dernières décennies.





Arabie Saoudite


Depuis le début du règne des Saoud, en 1932, l’Arabie Saoudite s’est taillée un fief dans le sang, bénéficiant du soutien des Occidentaux qu’elle abreuve d’or noir. Ne possède-t-elle pas un quart des réserves mondiales de pétrole ?

Cette dynastie tire son pouvoir d’un pacte vieux de deux siècles entre un prédicateur wahhabite et un émir. Alliance du sabre et du turban qui assura son hégémonie sur la péninsule et sur les lieux saints, permettant au courant le plus conservateur et sectaire de l’islam de diffuser sa pensée dans l’ensemble du monde arabomusulman – et au-delà.




Atlas des crises et des conflits par Pascal Boniface et hubert Védrine

Guerre civile en Syrie, offensives de Daech, démembrement de l’Irak, annexion russe en Crimée, revendications territoriales en mer de Chine, mouvements séparatistes au Mali, guerre d’indépendance au Soudan... la liste des crises et conflits mondiaux s’allonge en même temps qu’elle se diversifie.

Si les espoirs d’un monde pacifié au sortir de la guerre froide étaient illusoires, les causes, natures et scénarios de sortie des conflits actuels sont rarement analysés, à la fois de manière claire et dans leur complexité. C’est ce que fait cet atlas où se côtoient textes précis et cartographies éclairantes.

Cet atlas est l’outil indispensable pour tous ceux qui souhaitent comprendre les ressorts et mécanismes des crises et conflits qui ébranlent le monde dans lequel ils vivent.




La géopolitique de l’Iran


Accord historique sur le programme nucléaire en 2015, levée des sanctions économiques internationales en 2016… l’Iran revient sur la scène internationale et affronte une nouvelle page de son histoire. Après des décennies d’enfermement, de drames et de résistance, la République islamique d’Iran, et surtout les Iraniens, doivent désormais relever des défis immenses : ceux d’une renaissance.

Défi intérieur : comment répondre aux aspirations de changement de la population tout en maintenant la stabilité et l’indépendance de l’État ? Défi régional : comment faire face à l’émergence des monarchies pétrolières et des réseaux djihadistes, dans un climat de tension croissante avec l’Arabie saoudite ? Défi global : comment devenir un acteur respecté de la vie politique, économique, scientifique et culturelle mondiale ?

Une analyse fine de la géopolitique iranienne, à contre-courant des idées reçues.




Sinoué: Inch’allah


Pour tenter d'expliquer l'enchaînement de circonstances qui a conduit aux attentats du 11 septembre 2001 aux Etats-Unis, l'auteur retrace l'histoire du Proche et du Moyen-Orient depuis 1916, à travers le regard de trois familles : palestinienne, égyptienne et irakienne. La saga mêle leurs destins aux bouleversements de l'histoire.






Quand la Syrie s’éveillera

Par Richard Labèviere et Talal El Atrache

Un panorama géopolitique de la Syrie des années 2000-2010 présidée par le jeune Bachar al-Assad. Le fruit de trente années de reportages sur le terrain, qui nous offre un éclairage inédit sur la situation actuelle du Proche-Orient.

Peu de Français sont capables de situer sans hésiter la Syrie sur une carte. Encore moins nombreux sont ceux qui connaissent son histoire. Régulièrement présenté par les médias occidentaux comme une sorte de dictature ubuesque appartenant à l’« axe du mal », ce pays carrefour des civilisations égyptienne, perse, grecque, romaine, byzantine et turque fut pendant une trentaine d’années sous administration française. La Syrie demeure également l’un des berceaux de la chrétienté où vivent, dans une totale liberté de culte, près de 2 millions de chrétiens. Ce pays est en effet l’un des rares États arabes laïcs à garantir un égal accès aux fonctions publiques et privées à tous ses citoyens, hommes et femmes, quelle que soit leur confession. Fruit de nombreuses années de reportage sur le terrain, de sources inédites et d’entretiens exclusifs avec des témoins capitaux, dont le président Bachar al-Assad, ce portrait de la Syrie d’aujourd’hui nous offre un éclairage original sur la situation actuelle du Proche-Orient. De la naissance du nationalisme arabe et de la création d’Israël à l’« héritage piégé » d’Hafez al-Assad et aux conséquences de la chute de Bagdad en 2003, les auteurs nous révèlent aussi comment l’assassinat de l’ex-Premier ministre libanais Rafic Hariri a favorisé une tentative de renversement du régime syrien et comment la « guerre mondiale contre le terrorisme » a ajouté au chaos mondial. Néanmoins, la Syrie est incontestablement redevenue le pays pivot du Proche-Orient : il était temps de mieux le connaître.

Richard Labévière est rédacteur en chef de Défense, la revue des auditeurs de l’IHEDN (Institut des hautes études de défense nationale). Spécialiste du Proche et du Moyen-Orient, il est l’auteur d’une quinzaine de livres dont Les Dollars de la terreur : les États-Unis et les islamistes et La Tuerie d’Ehdenou la malédiction des Arabes chrétiens.

Talal el-Atrache est correspondant de la presse française et libanaise à Damas. Arrière-petit-fils de Sultan el-Atrache, le chef de la Grande révolte syrienne (1925-1927), il est lauréat du prix Lorenzo Natali 2007 décerné par la Commission européenne.

Aux éditions Perrin


Atlas des Palestiniens

L’histoire du peuple qui, depuis le démantèlement de l’Empire ottoman et le mandat britannique en 1922, cherche, sans succès, à construire son Etat. Depuis 1948, la moitié des Palestiniens vivent hors de leur pays. De nos jours, malgré le soutien international, peu d'éléments permettent d'envisager une solution pacifique, notamment dans les territoires occupés et colonisés par Israël.

Atlas des Palestiniens Cet atlas raconte l'histoire du peuple palestinien qui, depuis le démantèlement de l'Empire ottoman et le mandat britannique en 1922, a cherché à être maître de son destin en exigeant l'avènement d'un État sur son territoire. Des décennies plus tard, cet objectif n'est toujours pas atteint et semble même plus inaccessible que jamais. Depuis 1948, plus de la moitié des Palestiniens vivent hors de leur pays, beaucoup dans les conditions précaires des camps de réfugiés, tandis que l'autre moitié est soumise à l'occupation, à la colonisation et, depuis 2006 à Gaza, à un blocus. Aujourd'hui, toute perspective de paix paraît lointaine, les rapports de force continuant d'être défavorables aux Palestiniens malgré les soutiens internationaux dont ils bénéficient. Par un processus de colonisation systématique et la construction d'un mur qui s'étend jusqu'au coeur de la Cisjordanie, la stratégie israélienne vise à fragmenter et déstructurer un espace sur lequel il sera de plus en plus difficile d'établir un État palestinien viable disposant d'une véritable continuité territoriale. Cette situation aggrave l'exclusion de tout un peuple qui, malgré le droit international reconnaissant la légitimité de son aspiration à un État à côté d'Israël, est ainsi contraint de vivre dans l'exil, l'occupation et le blocus dans la bande de Gaza.

Aux éditons autrement

 



Edward S. Said, grand historien de la Palestine occupée

La Palestine arabe est aujourd’hui encore occupée militairement par Israël. L’écrivain Edward S.Said retrace depuis la déclaration de Balfour toute les étapes de la stratégie des sionistes, débarqués d’Europe centrale, pour déposséder les arabes palestiniens de leurs territoires. Sans doute le livre le plus important pour comprendre la Palestine aujourd’hui.


« Question de Palestine » est paru en anglais en 1979, cet ouvrage a joué un rôle capital dans la sensibilisation du public américain à la question palestinienne. Edward E. Said retrace
magistralement, dans un style limpide, la dépossession de la terre palestinienne par les colons juifs avec la complicité des européens. C’est une grande histoire de la Palestine qu’Edward said nous offre. Travail historique remarquable d’une brulante actualité. On Comprendre comment à la lecture de l’ouvrage de Edward E. Said comment le projet sioniste a été préparé de longue date. Le travail d’historien de l’écrivain démontre a quel point les israéliens ont mis en place dès le début de la colonisation des lois racistes et ségrégationnistes avec une volonté féroce de nier l’identité palestinienne. L’auteur cite de nombreuse acteurs et appui sur les discours des principaux acteurs. Les débats et les polémiques qu’il a suscités étaient à la mesure de la renommée de l’auteur, grande figure de la scène intellectuelle américaine. Edward W. Said nous offre une analyse documentée et subtile de l’affrontement, à la fi n du XIXe siècle et durant la première moitié du XXe siècle, entre la société palestinienne, occultée par l’idéologie dominante en Europe, et le mouvement sioniste, considéré comme une partie intégrante de l’entreprise coloniale européenne. Il dresse ensuite un tableau de la Palestine et des Palestiniens avant et après la guerre de 1967, et souligne la cristallisation, face à la discrimination, à l’occupation et à la dispersion, d’une forte conscience nationale incarnée par l’OLP. La dernière partie du livre est consacrée à une étude attentive des accords de Camp David, conclus sous l’égide des Etats-Unis entre Israël et l’Egypte, et de leurs conséquences au Proche-Orient. L’édition augmentée de 1992 dont nous publions la traduction prend en outre en considération les principaux événements survenus jusqu’alors : l’invasion du Liban en 1982, la première intifada en 1987, la guerre du Golfe en 1991 et le déclenchement du “processus de paix” avec la Conférence de Madrid. A la fois étude historique, essai politique et critique idéologique, La Question de Palestine va bien au-delà de l’actualité pour constituer en quelque sorte, avec L’Orientalisme et L’Islam dans les médias, un triptyque ayant pour objet la critique du regard porté par les pays occidentaux sur l’Orient, et plus précisément sur le Moyen-Orient.

www.actes-sud.fr collection Sindbad


















 

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