Soutenir la corne de l’Afrique

03.12 Le représentant permanent de la Chine auprès des Nations Unies, Ma Zhaoxu, a appelé mercredi le Conseil de sécurité et la communauté internationale à fournir une assistance constructive aux pays de la Corne de l'Afrique.

Lors d'une réunion du Conseil de sécurité sur la Somalie, M. Ma a déclaré que les relations entre les pays de la Corne de l'Afrique s'étaient continuellement améliorées au cours des derniers mois.

La Chine espère que les pays de la région saisiront activement l'opportunité favorable actuelle, renforceront le dialogue et la consultation, et travailleront de concert pour résoudre correctement les problèmes qui se posent, a indiqué M. Ma.

Le Conseil de sécurité a adopté à l'unanimité une résolution visant à lever un embargo sur les armes datant de près d'une décennie et des sanctions contre l'Erythrée à la suite du rapprochement récent de ce pays avec ses voisins.

Le diplomate chinois estime que la levée des sanctions favorisera la paix et le développement dans la région.

La Chine continuera à travailler avec la communauté internationale pour jouer un rôle constructif dans l'instauration de la paix, de la stabilité et du développement des pays de la Corne de l'Afrique, a souligné M. Ma.

Le conseil a imposé des sanctions à l'encontre de l'Erythrée en 2009 pour son soutien aux rebelles des shebab en Somalie. L'organe le plus puissant de l'ONU a imposé davantage de sanctions contre le pays dans trois autres résolutions entre 2011 et 2013.




Ethiopie: exportateur de café

05.11 Les producteurs et exportateurs éthiopiens de café ont exprimé leur intérêt de pénétrer le vaste marché chinois du café, alors que la demande de café a récemment augmentée en Chine.

Avec la demande croissante de café des jeunes Chinois, la progression sur le marché chinois émergent est devenu une priorité majeure pour les producteurs et exportateurs éthiopiens.

Alfoz Plc, une des principales sociétés éthiopiennes de récolte, de transformation et d'exportation de café de spécialité, compte parmi les compagnies qui désirent renforcer leur présence en Chine.

"Alors que l'intérêt des consommateurs chinois pour le café en général et notamment le café éthiopien a augmenté ces dernières années, nous cherchons actuellement des opportunités de mieux pénétrer le marché en Chine", a déclaré Yohanis Addis, directeur de la vente et du marketing d'Alfoz Plc, lors d'une récente interview à Xinhua.

La prochaine Exposition internationale d'importation de la Chine (CIIE), prévue du 5 au 10 novembre à Shanghai, "est l'événement parfait pour nous afin d'interagir avec succès avec nos collègues et revendeurs potentiels chinois", a-t-il souligné, en vue de collaborer "afin de pénétrer efficacement le vaste marché chinois".

La Chine est déjà devenue l'une des principales destinations d'exportation de l'Ethiopie. Pendant la période fiscale 2017-2018 qui a pris fin le 8 juillet, le pays africain a exporté 245 millions de dollars de marchandises vers la Chine, selon le ministère éthiopien du Commerce.

Wondimu Filate, directeur des relations publiques et de la communication auprès du ministère, a récemment confirmé à Xinhua que les exportations d'Ethiopie vers la Chine ont régulièrement augmenté grâce aux relations bilatérales et multilatérales et au Forum sur la coopération sino-africaine (FCSA).


 






Relation Afrique Chine pour réduire la pauvreté

21.10 Les relations entre l'Afrique et la Chine sont mutuellement profitables, et la Chine a beaucoup à apporter à l'Afrique en vertu de son expérience dans des domaines comme la réduction de la pauvreté et la lutte contre la corruption, selon des universitaires sud-africains.

David Monyae, co-directeur de l'Institut Confucius de l'université de Johannesburg, a tenu ces propos au cours d'un discours sur les relations Chine-Afrique prononcé mardi à l'université du Witwatersrand, à Johannesburg, en Afrique du Sud.

"Le partenariat Afrique-Chine est loin d'être un jeu à somme nulle, car les deux parties en ont bénéficié. Il est important d'entretenir des relations avec la Chine, qui représente à elle seule 15 % de l'économie mondiale et 37 % des marchés en voie de développement", a-t-il déclaré.

Il a souligné que la Chine a pour but de réduire la pauvreté, et de créer un nouvel ordre mondial qui ne soit pas dominé par un seul pays.

"N'écoutez pas ce qui se dit sur le piège de la dette. La dette chinoise est inférieure à celle de la plupart des pays occidentaux", a-t-il ajouté.

M. Monyae a indiqué que le futur de l'Afrique est intimement lié à ses relations stratégiques avec la Chine. De fait, la Chine a largement contribué au développement des infrastructures de l'Afrique, a-t-il dit, citant comme exemple notoire la voie ferrée Mombasa-Nairobi, construite au Kenya par la Chine.

"Certains problèmes ne doivent pas être imputés à la Chine, mais à nous-mêmes. Nos dirigeants doivent négocier avec la Chine dans le but de servir nos intérêts. Ils doivent aborder les questions avec la Chine de manière juste et factuelle, et non dans une optique de propagande", a-t-il affirmé.

La Chine a également offert des bourses d'études à de nombreux étudiants africains, et M. Monyae a mis au défi les autres pays de rivaliser avec elle en termes d'offre de bourses d'études et de formations professionnelles fondamentales aux Africains.

Il a également appelé l'Afrique à s'inspirer de l'expérience de la Chine dans sa lutte contre la corruption, ainsi qu'en matière d'atténuation de la pauvreté. Les responsables gouvernementaux et les chefs de partis africains qui se rendent en Chine pour suivre des formations devraient avant tout apprendre à arrêter et à incarcérer ceux qui se livrent à la corruption, a-t-il souligné.

Bob Wekesa, maître de conférence en journalisme à l'université du Witwatersrand, a lui aussi déclaré que le partenariat avec la Chine est vital pour permettre à l'Afrique d'atteindre ses objectifs de développement durable.







Jack Ma et son influence en Afrique

08.10 Le chef d'une agence onusienne a déclaré mardi lors du Forum public 2018 de l'Organisation mondiale du commerce (OMC) que le Chinois Jack Ma avait aidé son organisation à combler le fossé numérique grâce à une formation en entrepreneuriat dans le domaine du commerce électronique.

Le secrétaire général de la Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement (CNUCED), Mukhisa Kituyi, a déclaré que depuis 2004, son agence était chargée au sein du système des Nations Unies de gérer l'économie numérique, de la surveiller et de présenter des suggestions politiques aux pays en voie de développement.

Il a souligné qu'avec le fondateur d'Alibaba, Jack Ma, conseiller spécial de la CNUCED pour le commerce électronique, l'agence onusienne avait lancé une initiative intitulée "eFounders" qui implique 40 jeunes entrepreneurs du secteur d'Internet.

Dans le cadre de cette initiative, 40 jeunes d'origine africaine ont participé à une formation au campus Alibaba à Hangzhou (est de la Chine), apprenant la manière de renforcer la visibilité du marché électronique.

"Jusqu'à présent, nous avons sélectionné trois classes venues d'Afrique", a déclaré M. Kituyi, la deuxième classe de l'Asie orientale, qui sera suivie par des groupes du Moyen-Orient et de l'Asie occidentale, puis de l'Amérique latine.

"Nous montrons comment une grande entreprise et une organisation publique telle que la CNUCED peuvent s'unir en offrant des perspectives sur le front entrepreneurial pour les jeunes adultes", a expliqué M. Kituyi.























































































































































.






































































Amériques    Europe    Afrique     Asie     Moyen Orient      Finance    Environnement     Culture   

Afrique

Infoseco
Un autre regard sur l’économieNews.html

A lire aussi




Un monde enclavé par Marceloo Di Cintio

La chute du mur de Berlin a fait miroiter un monde où tous les murs tomberaient, mais jamais l’humanité n’en a érigés autant qu’aujourd’hui. Dans un reportage de terrain vivant et sensible, Un monde enclavé nous amène à la rencontre des femmes et des hommes qui vivent à l’ombre du béton armé. Du Sahara occidental, à la clôture qui sépare un quartier riche d’un quartier pauvre dans la ville de Montréal, en passant par Ceuta et Melilla, Chypre, le Bangladesh, la Palestine, l’Irlande et le Mexique, Marcello Di Cintio donne à voir l’étendue des ravages causés par la construction d’enclaves.



Chine Afrique Le Grand pillage


Depuis 20 ans, La Chine prend pied en Afrique, exploitant les ressources tout en vendant ses marchandises à bas coût. C'est une nouvelle colonisation, violemment capitaliste, à laquelle se livre la Chine sur un continent au réel potentiel de croissance. L'échange est largement perdant pour l'Afrique : pillage des richesses, nouveaux liens de dépendance, entretien de la corruption, catastrophes écologiques...


L’Algérie aujourd’hui

par Mehdi Lazar et Sidi-Mohammend Nehad



Plus de cinquante ans après son indépendance, à quoi ressemble l’Algérie d’aujourd’hui ? Essentiellement abordé sous l’angle de la colonisation et des soubresauts qui ont rythmé les années post-indépendance, le plus grand pays d’Afrique reste méconnu. S’il dispose de ressources humaines, énergétiques et financières considérables, il est cependant traversé par de nombreuses fragilités – questions régionale et linguistique, situation de la jeunesse, difficultés à diversifier l’économie – que la situation politique ne permet pas de faire évoluer. La génération de la révolution a vieilli et une jeunesse en quête de liberté et de progrès la remplace, sans malgré tout parvenir à prendre les rênes du pays. Quel sera l’avenir de l’Algérie ? Quelle position occupe-t-elle dans la construction du grand Maghreb ? Quelles relations entretient-elle avec l’Europe ? Fondé sur une analyse géopolitique, historique et géographique, L’Algérie aujourd’hui offre un éclairage inédit sur la politique étrangère et intérieure d’un pays si proche et si lointain à la fois.


Aux éditions Michalon