Afrique: avertissement de l’OMS


23.09 L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a exprimé lundi son inquiétude face à l'insuffisance des fonds disponibles, qui a rendu les programmes d'élimination du paludisme en Afrique peu performants.

Matshidiso Moeti, directrice régionale de l'OMS, a déclaré que cette situation a amené l'Afrique à compter plus de 90% des cas de paludisme enregistrés dans le monde.

Elle s'est exprimée dans un discours lu pour elle par Nathan Bakyaita, représentant de l'OMS pour la Zambie, lors de la réunion de contrôle du paludisme en Afrique orientale et australe organisée à l'intention des responsables et autres partenaires à Lusaka, la capitale zambienne.

Selon Mme Moeti, il est nécessaire d'augmenter les fonds alloués aux programmes d'élimination du paludisme, en particulier en Afrique. La responsable de l'OMS a toutefois félicité la Zambie et l'Eswatini (ex-Swaziland) pour la mobilisation de ressources supplémentaires visant à accélérer les progrès vers l'élimination du paludisme.

Le ministre zambien de la Santé, Chitalu Chilufya, a de son côté exhorté les pays africains à prioriser et à renforcer les systèmes de santé afin d'éliminer le paludisme en faisant de la santé un investissement économique clé.

D'après lui, il est nécessaire que les pays africains mettent en place un mécanisme de financement national pour mobiliser des ressources destinées aux programmes de lutte contre le paludisme.

La réunion, qui se tient du 16 au 19 septembre, a attiré la participation de pays d'Afrique ainsi que de partenaires de coopération tels que des organismes des Nations Unies, la Fondation Bill et Melinda Gates et le Global Fund.











L’ Afrique en croissance


09.09 Il y a un an, lors de la cérémonie d'ouverture du sommet de Beijing du Forum sur la coopération sino-africaine (FCSA), le président chinois Xi Jinping a estimé que le développement de l'Afrique a un potentiel important et que ce continent est plein d'espoir.

Au cours de la première décennie du XXIe siècle, six des dix économies ayant connu la croissance la plus rapide au monde se trouvent en Afrique subsaharienne.

Au bout de plusieurs décennies d'efforts, l'Afrique a maintenant une véritable chance d'atteindre un développement stable, d'accélérer son processus d'intégration et d'élever son statut international.


Entre 1896 et 1901, les colons britanniques ont construit un chemin de fer au Kenya, reliant le port kenyan de Mombasa à l'Ouganda dans le but de renforcer leur emprise sur "l'Afrique orientale britannique", preuve de l'histoire d'oppression coloniale du continent.

Ce ne fut qu'après les années 60 et 70 que la plupart des pays africains ont émergé à la suite d'une lutte longue et ardue contre un règne colonial de plusieurs décennies.

Cependant, l'ombre du colonialisme planait encore sur le continent, dont beaucoup de pays font face à des troubles relatifs à des questions historiques telles que la démarcation frontalière ou les conflits tribaux et religieux laissés en héritage par des colons occidentaux.

Les facteurs tels que l'imitation du système politique de l'Occident, le déficit de capacité de gouvernance de divers gouvernements africains ainsi que l'interventionnisme et la manipulation par des forces étrangères ont alimenté les troubles.

Tirant des leçons de l'histoire, les pays africains ont réalisé que le développement ne pourrait se faire sans un environnement politique stable. Dès le début du XXIe siècle, ils se sont engagés graduellement sur la voie de l'unité, de la coopération, de la paix et du développement.

Le lancement de l'Union africaine en 2002 a marqué une étape importante du parcours de l'Afrique vers l'intégration régionale et continentale, après quoi elle a enregistré des progrès sans précédent grâce à la coopération interne et à l'autosuffisance, a progressivement stabilisé sa situation politique et s'est développée en tant que l'une des régions qui ont connu la croissance la plus rapide au monde.

Un livre de recherche publié par l'Académie chinoise des sciences sociales indique que le chaos électoral en Afrique a considérablement diminué depuis 2010. Dotés d'une stabilité politique renforcée, la vaste majorité des pays africains ont amélioré leur compétitivité globale entre 2011 et 2016.












Le Malawi face à la gestion des catastrophes naturelles


12.08 Le vice-président malawien Everton Herbert Chimulirenji a salué vendredi l'aide de la Chine et du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) en matière de développement et de gestion des risques de catastrophe dans son pays.

M. Chimulirenji, qui est également ministre de la Gestion des catastrophes, s'est notamment félicité de la création de structures de lutte contre les inondations financées par la Chine, le PNUD et l'Etat malawien.

La Chine et le PNUD sont des amis du Malawi en ce qui concerne la mise en œuvre de programmes de gestion des risques de catastrophe et de développement, a-t-il dit, cité par l'agence de presse locale MANA en espérant que leur aide "se poursuive au profit des marginalisés et des plus vulnérables".

L'ambassadeur de Chine au Malawi, Liu Hongyang, a promis que son pays continuerait d'aider le Malawi et de contribuer aux efforts de prévention des catastrophe au côté d'autres partenaires de développement.

Le représentant local du PNUD au Malawi, Shigeki Komatsubara, cité par MANA, a assuré que l'agence onusienne demeurait déterminée à soutenir ces programmes et qu'elle construirait cinq autres centres d'évacuation dans le pays.

Ce pays d'Afrique australe a connu ces cinq dernières années de nombreuses catastrophes naturelles, notamment des inondations qui ont fait de nombreux sans-abri et endommagé des récoltes.

Suite à l'appel à l'aide internationale lancé par le président Peter Mutharika, le Malawi a reçu un soutien considérable sous diverses formes de la part d'organisations et de pays. Le gouvernement chinois et la communauté chinoise au Malawi ont toujours répondu aux appels de M. Mutharika, avec des dons en espèces et en nature.




Huawei en Afrique

15.07 Avec le déploiement des réseaux 5G et d'autres nouvelles technologies, les entreprises mondiales telles que Huawei continueront de jouer un rôle crucial dans le secteur des services de technologies de l'information et de la communication (TIC), ont estimé des experts sud-africains.

"Il est très important d'avoir des entreprises comme Huawei fournissant des services en Afrique du Sud et dans le reste de l'Afrique, car nous ne disposons pas de technologies locales capables de déployer des services aussi rapidement, efficacement et puissamment que les acteurs mondiaux", a indiqué Arthur Goldstuck, un expert en TIC chez World Wide Worx, une entreprise d'études de marché en Afrique du Sud.

"Regardez des sociétés comme Huawei, Ericsson et Nokia ; leur 5G va devenir la norme mondiale, et si nous n'avons pas d'accès à de telles technologies, nous finirons sur le bord de la route", a-t-il déclaré, notant que ces entreprises joueraient un rôle essentiel dans le développement du secteur des TIC.











































 



























































































































































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