Jack Ma et son influence en Afrique

08.10 Le chef d'une agence onusienne a déclaré mardi lors du Forum public 2018 de l'Organisation mondiale du commerce (OMC) que le Chinois Jack Ma avait aidé son organisation à combler le fossé numérique grâce à une formation en entrepreneuriat dans le domaine du commerce électronique.

Le secrétaire général de la Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement (CNUCED), Mukhisa Kituyi, a déclaré que depuis 2004, son agence était chargée au sein du système des Nations Unies de gérer l'économie numérique, de la surveiller et de présenter des suggestions politiques aux pays en voie de développement.

Il a souligné qu'avec le fondateur d'Alibaba, Jack Ma, conseiller spécial de la CNUCED pour le commerce électronique, l'agence onusienne avait lancé une initiative intitulée "eFounders" qui implique 40 jeunes entrepreneurs du secteur d'Internet.

Dans le cadre de cette initiative, 40 jeunes d'origine africaine ont participé à une formation au campus Alibaba à Hangzhou (est de la Chine), apprenant la manière de renforcer la visibilité du marché électronique.

"Jusqu'à présent, nous avons sélectionné trois classes venues d'Afrique", a déclaré M. Kituyi, la deuxième classe de l'Asie orientale, qui sera suivie par des groupes du Moyen-Orient et de l'Asie occidentale, puis de l'Amérique latine.

"Nous montrons comment une grande entreprise et une organisation publique telle que la CNUCED peuvent s'unir en offrant des perspectives sur le front entrepreneurial pour les jeunes adultes", a expliqué M. Kituyi.





Développement Chine-Afrique

03.09 Le Fonds de développement Chine-Afrique, fonds de placement d'investissements géré par la Banque de développement de Chine, a atteint 10 milliards de dollars.

Actuellement, le fonds a décidé de placer plus de 4,6 milliards de dollars dans plus de 90 projets dans 36 pays africains, couvrant les secteurs des infrastructures, des équipements de haute performance, de l'agriculture, de l'amélioration des moyens de subsistance de la population, de l'énergie, ainsi que de l'exploitation des ressources, selon le fonds.

Une fois appliqués, ces projets pourront attirer plus de 23 milliards de dollars d'investissements provenant de sociétés chinoises à destination de l'Afrique, ce qui devrait en retour augmenter les exportations africaines de 5,8 milliards de dollars, créer 1 milliard de dollars de revenus fiscaux et bénéficier à plus de 8,7 millions de personnes sur le continent.

Pour soutenir les entreprises chinoises en Afrique, le FDCA a été établi en 2007, après le Sommet de Beijing 2006 du Forum sur la Coopération sino-africaine, avec un capital initial de 5 milliards de dollars.

Pour la prochaine étape, le fonds envisage d'accroître ses investissements en Afrique et d'aider à aligner l'initiative "la Ceinture et la Route" avec le développement africain, dans le but de faciliter l'édification d'une communauté de destin Chine-Afrique, a-t-on appris du fonds.




Le Yuan populaire en Afrique

19.08 Le yuan (RMB), la monnaie chinoise, attire de plus en plus l'attention dans les pays africains pour faciliter le commerce et les investissements entre la Chine et l'Afrique, optimiser la structure d'échange de devises étrangères et stabiliser le système financier.

Des responsables, experts et intellectuels de pays africains considèrent qu'il est inévitable pour la monnaie chinoise d'être adoptée à terme comme devise de réserve et de règlement en Afrique, ce qui va non seulement bénéficier au développement local, mais également promouvoir l'internationalisation du RMB.

Les responsables des banques centrales et ministères des Finances de 14 pays africains ont proposé d'envisager le RMB comme devise de réserve et d'élargir son utilisation sur le continent africain, a déclaré M. Caleb Fundanga, directeur exécutif de l'Institut de Gestion macroéconomique et financière (MEFMI) d'Afrique orientale et australe.

Vu la part croissante de la Chine dans l'économie mondiale et son statut d'important partenaire commercial pour les pays de la région, il serait bénéfique pour les pays africains d'utiliser le RMB comme devise de réserve, a estimé M. Fundanga.


Des pays tels que le Rwanda ont inclus le RMB dans leur réserve de devises étrangères. L'Afrique du Sud, le Nigeria et d'autres pays ont signé des accords d'échange de devises avec la Chine, alors que le Kenya, le Zimbabwe et le Botswana ont montré un grand intérêt pour l'utilisation du RMB comme devise de réserve ou de règlement.


Doreen Makumi, responsable de la communication de la Banque nationale du Rwanda, a confirmé à la presse qu'en raison de la croissance rapide des échanges commerciaux, le Rwanda utilisait le RMB dans sa réserve de devises étrangères depuis 2016, ce qui facilite les transactions entre les deux pays.

Les Brics pour développer l’Afrique

12.08 Avec le 10e sommet des BRICS qui s'est ouvert mercredi en Afrique du Sud, le bloc des économies émergentes inaugure un nouveau chapitre dans l'histoire de sa coopération tous azimuts au terme d'une première décennie fructueuse.

Lors de ce rendez-vous du 25 au 27 juillet à Johannesburg, les dirigeants du Brésil, de la Russie, de l'Inde, de la Chine et de l'Afrique du Sud vont unir leurs efforts pour promouvoir davantage encore un développement commun dans une conjoncture internationale changeante.

En outre, dans la foulée des résultats du dernier sommet des BRICS de septembre dernier à Xiamen (sud-est de la Chine), les pays membres vont chercher à trouver les moyens de garantir que leur propre croissance profitera à d'autres pays en développement.

Au cours de la décennie écoulée, les BRICS ont coopéré de façon substantielle dans toute une série de domaines, donnant au bloc des bases solides pour jouer un rôle plus grand sur la scène internationale, notamment dans le cadre des efforts internationaux pour gérer le changement climatique et promouvoir un développement durable.

La Nouvelle banque de développement (NBD), le bras financier des BRICS, en offre un aperçu. Depuis son lancement en juillet 2015, cet établissement basé à Shanghai a approuvé 21 projets totalisant 5,1 milliards de dollars.

Cette année, la NBD va ouvrir son antenne sur le continent américain à Sao Paulo, la capitale économique du Brésil, tandis que son antenne africaine basée à Johannesburg a commencé à fonctionner en 2017. Cette implantation au Brésil va élargir et faciliter les services financiers qu'elle offre, en faisant d'elle un acteur majeur de la coopération Sud-Sud.

La NBD va se concentrer tout particulièrement sur les infrastructures et le développement durable. Elle a ainsi financé quatre projets d'énergie durable en 2016 dans le cadre de ses premiers prêts destinés à réduire les émissions de CO2.















































































































































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