Vers une zone de libre échange

03.12 Les ministres africains du Commerce planchent depuis vendredi matin dans la capitale nigérienne, Niamey, sur le document portant création de la zone de libre-échange continentale (ZLEC) en Afrique, avant sa validation par la conférence des chefs d'Etat en début d'année prochaine.

C'est le président nigérien Mahamadou Issoufou, champion du processus de négociations de la ZLEC, qui a procédé à l'ouverture de cette 4ème réunion des ministres africains du Commerce, en présence du président de la Commission de l'Union africaine, Moussa Mahamat Faki, et Vera Songwe, secrétaire exécutive de la Commission économique pour l'Afrique (CEA).

Le projet envisage de regrouper au total 54 États africains dans une zone de libre-échange. Il ambitionne d'éliminer entre ces pays les droits de douane, les restrictions quantitatives à l'importation tout en laissant libre cours à chaque pays d'adopter sa propre politique commerciale.

C'est un projet dont, selon ses initiateurs, l'impact sur l'amélioration de la place de l'Afrique dans le monde ne fait aucun doute.

Selon M. Issoufou, la conférence des chefs d'Etat de juillet dernier, après avoir noté avec satisfaction le rapport sur les conclusions de la dernière réunion des ministres sur l'état des lieux du processus, a réaffirmé l'échéance décembre 2017 pour la conclusion des négociations sur un projet d'accord cadre établissant la ZLEC.



Vaincre le chômage des jeunes

05.11L'Union africaine (UA) a appelé les Etats membres et les partenaires à fournir une éducation et une formation de qualité dans le but de combattre le chômage des jeunes dont le taux est fixé à 31% sur le continent africain.

L'appel a été lancé à la veille de la Journée africaine de la Jeunesse, qui se célèbre mercredi 1er novembre.

Une réunion de deux jours sur l'éducation a été organisée par le Département des Ressources humaines, des Sciences et de la Technologie de la Commission de l'UA (CUA) en collaboration avec le Nouveau partenariat pour le développement de l'Afrique (NEPAD) et d'autres partenaires.

Le rassemblement se concentre sur l'éducation de qualité comme un moyen de lutte contre le chômage des jeunes en Afrique.

L'UA célèbre annuellement la Journée africaine de la jeunesse en amenant les jeunes des cinq régions du continent et de la diaspora à réitérer leur volonté de participer au processus de mise en œuvre de l'Agenda 2063, qui envisage une Afrique intégrée, prospère et pacifique, dirigée par ses propres citoyens et représentant une force dynamique sur la scène internationale.

Selon le président de la CUA, Moussa Faki Mahamat, la population africaine a atteint plus de 1,2 milliard de personnes en mai 2017, avec un âge moyen de 19,5 ans.

Le continent africain est le deuxième continent le plus peuplé au monde après l'Asie et aussi le continent avec la population jeune la plus économiquement active, il est très important de "transformer cette énorme énergie humaine en un outil de développement dynamique et créatif".


L’Algérie renforce son secteur énergétique

29.10 L'Algérie investira dans le domaine de l'énergie pour la période allant jusqu'à 2021 un montant de 78 milliards de dollars, a indiqué jeudi le ministre de l'Energie, Mustapha Guitouni.

En détaillant les secteurs dans lesquels ce montant sera placé, le ministre qui répondait dans le cadre du débat sur le projet de loi de Finances 2018 aux questions des députés, a précisé qu'il s'agira principalement d'exploration et d'exploitation en hydrocarbures, suivront ensuite les investissements dans la pétrochimie, l'électricité, le raccordement de la population en gaz et les énergies renouvelables.

En visite la veille dans le sud du pays, le PDG de la compagnie pétrolière et gazière nationale Sonatrach, Abdelmoumen Ould Kaddour, avait indiqué que son groupe était "en phase de préparation du plan de développement (...) sur les cinq prochaines années et nous envisageons investir une cinquantaine de milliards de dollars sur cette période".

Avec le recul des prix du pétrole à partir de mi-2014, l'Algérie a dû revoir ses investissements dans les hydrocarbures à la baisse. Mais voyant ses gisements perdre en production, elle a décidé depuis une année de relancer les investissements tout en promettant d'alléger les mesures contenues dans sa loi sur les hydrocarbures, laquelle est jugée contraignante par les compagnies étrangères.

 

Le Soudan augmente sa production d’or

29.10 La production d'or du Soudan a atteint 74,6 tonnes au cours des neuf premiers mois de 2017, a annoncé jeudi le ministère soudanais des Exploitations minières.

"Les sociétés minières traditionnelles ont produit 63,2 tonnes ; les petites sociétés minières ont produit 0,2 tonne et les grandes sociétés minières ont produit 11,2 tonnes,'' a écrit le ministère dans un communiqué.

Le ministère a réitéré sa volonté d'effectuer le suivi des concessions accordées aux sociétés ainsi que de leur production d'autres minerais.

Il a par ailleurs exhorté les organes de sécurité concernés de déployer davantage d'efforts pour empêcher la contrebande d'or.

Le gouvernement soudanais cherche à augmenter la production d'or de façon à atteindre 100 tonnes, ce qui permettrait au Soudan de devenir le deuxième producteur d'or en Afrique et le neuvième dans le monde.



Tanzani: la vanille pour sortir de la pauvreté

15.10 Les fermiers de la région du Kilimandjaro, dans le nord de la Tanzanie, s'aventurent désormais dans la culture de la vanille comme source importante de revenus et outil pour éliminer la pauvreté.

Anna Maguire, commissaire régionale du Kilimandjaro, a déclaré que ce nouveau secteur attire de plus en plus de gens dans la région.

Elle a invoqué les prix compétitifs de la culture récemment introduite comme une des raisons de la popularité de la vanille chez les fermiers, qui cultivent le café et d'autres céréales depuis très longtemps.

Actuellement, a déclaré l'officielle, les fermiers n'ont plus à parcourir de longues distances pour trouver des acheteurs car il existe des entreprises dans la région qui achètent la vanille à des prix compétitifs.

Juan Guardado, directeur de NEI, une société spécialisée dans le traitement de vanille, a déclaré que la vanille cultivée en Tanzanie est meilleure que celle cultivée dans d'autres pays comme l'Ouganda, Madagascar et la Papouasie Nouvelle-Guinée.

"Nous vendons principalement aux Etats-Unis et sur le marché européen, la vanille du Kilimandjaro a été classée la meilleure sur le marché mondial", a-t-il ajouté.















































































































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Au nom de la justice et de la dignité de l’Homme.