La banque mondiale apporte une aide au Togo

 14.09 Le groupe de la Banque mondiale a approuvé jeudi un financement de 70 millions de dollars en faveur du Togo afin d'aider le pays à faire face au COVID-19 dans sa phase de redressement socioéconomique, d'après un communiqué du groupe parvenu à Xinhua vendredi à Lomé.

Selon la Banque mondiale, le Togo a pris des mesures importantes pour contenir la pandémie et atténuer son impact socioéconomique et doit faire face à des contraintes financières.

"Pour répondre aux différents enjeux de la pandémie, la Banque mondiale vient en appui à la stratégie anti-COVID-19 mise en place par le gouvernement", a souligné l'Institution financière.

La Banque mondiale précise que la stratégie du Togo est centrée sur trois volets : sauver des vies avec l'exécution du plan de riposte sanitaire, préserver les moyens de subsistance des ménages en stabilisant l'activité économique à un niveau acceptable, et relancer l'économie à travers des mesures en faveur des entreprises et un soutien à l'agriculture.

L'apport financier comprend un don de 35 millions de dollars et un crédit de 35 millions de dollars fournis par l'Association internationale de développement (IDA) qui est une institution de la Banque mondiale d'aide aux pays les plus pauvres de la planète.

"Cet appui est important pour aider le Togo à atténuer les effets de la pandémie sur les populations et exécuter le plan national de redressement post-COVID-19", a commenté Hawa Cissé Wagué, représentante résidente de la Banque mondiale pour le Togo.

Pour rappel, la Banque mondiale a indiqué que la croissance économique du Togo pourrait passer de 5,3% en 2019 à 1% en 2020, dans un récent rapport sur l'impact de la pandémie sur l'économie togolaise.

A ce jour, le Togo a dénombré 1.537 cas confirmés de COVID-19, soit 355 cas actifs, 1.145 cas de guérison et 37 décès depuis que le pays a enregistré son cas index de la pandémie le 6 mars dernier.




Le modèle des Brics pour les pays en développement

01.09 Les Pays en développement doivent se rapprocher et s'inspirer du modèle de développement économique du groupe des BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud) pour résister aux enjeux de la mondialisation dans l'actuel contexte de COVID-19, a estimé Souleymane Astou Diagne, économiste sénégalais et maître de conférence à l'Université Alioune Diop de Bambey (UADB).

"Je pense que le rapprochement entre le Tiers-monde et le groupe BRICS est plus qu'important. Nous devons nous inspirer de ce modèle, parce que dans la mondialisation, il faut que les pays puissent se regrouper dans de grands ensembles", car aucun pays ne peut agir seul pour préserver ses intérêts, a-t-il indiqué dans une récente interview à Xinhua.

Quant au soutien du groupe BRICS dans l'économie mondiale face au coronavirus, l'économiste sénégalais a estimé que "l'avènement de la crise sanitaire liée au COVID-19 a prouvé que le groupe BRICS est présent dans cette crise économique".

En juin dernier, le groupe, via sa Nouvelle Banque de développement (NBD), a ainsi octroyé un milliard de dollars à l'Afrique du Sud pour permettre à ce pays fortement touché par le nouveau coronavirus de faire face aux besoins urgents tant sanitaires qu'économiques.

"Le groupe est extrêmement important dans l'économie mondiale. Ces pays pèsent près d'un quart du produit intérieur brut (PIB) mondial et 42% de la population mondiale", a soutenu le maître de conférence de l'UADB.

Selon lui, la crise a montré effectivement que les pays du groupe BRICS ont réaffirmé leur engagement à peser davantage sur les règles économiques internationales malgré le fait qu'ils soient également touchés par la pandémie.

Le docteur en sciences économiques a estimé que les pays en développement pouvaient tirer énormément de choses des BRICS.

"Nous avons tout intérêt à nous approcher de ce modèle, parce que nous sommes marginalisés", l'essentiel des décisions qui se prennent au niveau international étant faites sur la base des intérêts des Occidentaux et ne prenant pas suffisamment en compte les besoins réels des économies des pays en développement, a-t-il fait remarquer.






Le rôle des femmes d’affaires en Afrique


23.08 La Commission économique pour l'Afrique (CEA/UNEAC) des Nations unies a déclaré vendredi que les femmes africaines exerçant dans les affaires auront un grand rôle à jouer dans une Afrique post-COVID-19.

Selon un communiqué de la CEA publié vendredi, la déclaration a été faite par Mama Keita, directrice du Bureau sous-régional de la CEA pour l'Afrique de l'Est, lors d'un dialogue virtuel régional consacré à la manière de relever les défis économiques et sociaux rencontrés par les femmes et les jeunes filles à la suite de la pandémie de COVID-19, en mettant l'accent sur l'autonomisation économique des femmes.

Elle a souligné que les femmes d'affaires africaines "pourront réduire considérablement la forte dépendance du continent à l'égard des importations de produits alimentaires, médicaux et pharmaceutiques essentiels", lançant dans le même temps un appel en faveur de politiques et d'initiatives novatrices susceptibles de faire une différence pour les femmes.

"Alors que nous reconstruisons nos économies après le COVID-19 et que nous cherchons à transformer les vulnérabilités en opportunités, rappelons que le commerce intra-africain est encore très faible à moins de 20% et que les femmes entrepreneurs ont un rôle important à jouer dans la relance de celui-ci", a déclaré Mme Keita.

De son côté, Xia Huang, envoyé spécial du secrétaire général des Nations unies pour la région des Grands Lacs en Afrique, a également reconnu l'impact disproportionné et négatif de la pandémie sur les femmes et les jeunes filles, en particulier dans la sphère économique, et a insisté sur la nécessité de placer les femmes au centre de toutes les initiatives de réponse.

Le rôle des femmes entrepreneurs a également été souligné par Clare Akamanzi, PDG du Conseil de développement du Rwanda, qui a en outre noté que l'autonomisation des femmes est un moyen d'atteindre tous les objectifs de développement durable.

"Aujourd'hui (au Rwanda), les femmes entrepreneurs dirigent plus de 42% des entreprises. Elles contribuent à hauteur de 78% du commerce transfrontalier, et le commerce transfrontalier contribue à 30% du PIB", a indiqué Mme Akamanzi lors de la réunion, et dont les propos ont été cités dans un communiqué de la CEA.














































































































 



























































































































































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