Le Yuan populaire en Afrique

19.08 Le yuan (RMB), la monnaie chinoise, attire de plus en plus l'attention dans les pays africains pour faciliter le commerce et les investissements entre la Chine et l'Afrique, optimiser la structure d'échange de devises étrangères et stabiliser le système financier.

Des responsables, experts et intellectuels de pays africains considèrent qu'il est inévitable pour la monnaie chinoise d'être adoptée à terme comme devise de réserve et de règlement en Afrique, ce qui va non seulement bénéficier au développement local, mais également promouvoir l'internationalisation du RMB.

Les responsables des banques centrales et ministères des Finances de 14 pays africains ont proposé d'envisager le RMB comme devise de réserve et d'élargir son utilisation sur le continent africain, a déclaré M. Caleb Fundanga, directeur exécutif de l'Institut de Gestion macroéconomique et financière (MEFMI) d'Afrique orientale et australe.

Vu la part croissante de la Chine dans l'économie mondiale et son statut d'important partenaire commercial pour les pays de la région, il serait bénéfique pour les pays africains d'utiliser le RMB comme devise de réserve, a estimé M. Fundanga.


Des pays tels que le Rwanda ont inclus le RMB dans leur réserve de devises étrangères. L'Afrique du Sud, le Nigeria et d'autres pays ont signé des accords d'échange de devises avec la Chine, alors que le Kenya, le Zimbabwe et le Botswana ont montré un grand intérêt pour l'utilisation du RMB comme devise de réserve ou de règlement.


Doreen Makumi, responsable de la communication de la Banque nationale du Rwanda, a confirmé à la presse qu'en raison de la croissance rapide des échanges commerciaux, le Rwanda utilisait le RMB dans sa réserve de devises étrangères depuis 2016, ce qui facilite les transactions entre les deux pays.

Les Brics pour développer l’Afrique

12.08 Avec le 10e sommet des BRICS qui s'est ouvert mercredi en Afrique du Sud, le bloc des économies émergentes inaugure un nouveau chapitre dans l'histoire de sa coopération tous azimuts au terme d'une première décennie fructueuse.

Lors de ce rendez-vous du 25 au 27 juillet à Johannesburg, les dirigeants du Brésil, de la Russie, de l'Inde, de la Chine et de l'Afrique du Sud vont unir leurs efforts pour promouvoir davantage encore un développement commun dans une conjoncture internationale changeante.

En outre, dans la foulée des résultats du dernier sommet des BRICS de septembre dernier à Xiamen (sud-est de la Chine), les pays membres vont chercher à trouver les moyens de garantir que leur propre croissance profitera à d'autres pays en développement.

Au cours de la décennie écoulée, les BRICS ont coopéré de façon substantielle dans toute une série de domaines, donnant au bloc des bases solides pour jouer un rôle plus grand sur la scène internationale, notamment dans le cadre des efforts internationaux pour gérer le changement climatique et promouvoir un développement durable.

La Nouvelle banque de développement (NBD), le bras financier des BRICS, en offre un aperçu. Depuis son lancement en juillet 2015, cet établissement basé à Shanghai a approuvé 21 projets totalisant 5,1 milliards de dollars.

Cette année, la NBD va ouvrir son antenne sur le continent américain à Sao Paulo, la capitale économique du Brésil, tandis que son antenne africaine basée à Johannesburg a commencé à fonctionner en 2017. Cette implantation au Brésil va élargir et faciliter les services financiers qu'elle offre, en faisant d'elle un acteur majeur de la coopération Sud-Sud.

La NBD va se concentrer tout particulièrement sur les infrastructures et le développement durable. Elle a ainsi financé quatre projets d'énergie durable en 2016 dans le cadre de ses premiers prêts destinés à réduire les émissions de CO2.





Le succès du sommet des Brics


01.08 Le gouvernement sud-africain a qualifié de "réussi" le 10ème sommet des BRICS regroupant les principaux marchés émergents (Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud) qui a pris fin vendredi.


Ce sommet a réuni des dirigeants des pays des BRICS, des délégués des milieux d'affaires et des représentants de pays tiers tels que le Togo et le Rwanda.


Le président sud-africain, Cyril Ramaphosa, a déclaré lors de la conférence de presse à l'issue de cet événement que le sommet des BRICS n'était pas un simple lieu de discussion, mais un forum de cinq pays déterminés à agir, ajoutant que les pays des BRICS travailleraient ensemble pour se positionner à la pointe de la 4ème révolution industrielle.


Il a souligné que le groupe des BRICS est bien vivant et qu'il a un impact sur la population dans son ensemble.


C'est la deuxième fois que l'Afrique du Sud accueillait le sommet des BRICS. Le thème du 10ème sommet était "les pays des BRICS en Afrique : collaboration pour une croissance incluante et une prospérité partagée dans le cadre de la 4ème révolution industrielle".


M. Ramaphosa a souligné que l'Afrique du Sud représentait le continent africain à ce sommet, et qu'il s'efforçait à plus d'un titre de profiter de l'effet de levier de cet événement en faveur du développement collectif du continent.


Burkina Faso: hausse de l'exploitation minière

16.07 La contribution de l'exploitation minière au budget de l'Etat du Burkina Faso est passée de 190 milliards de FCFA en 2016 à 226,26 milliards de FCFA en 2017, soit une hausse de 19%, a-t-on appris vendredi du ministère en charge des Mines.

En 2017, le nombre d'emplois directs créés par l'exploitation minière est passé à 9.189, selon un rapport du ministère en charge des Mines dévoilé lors d'une table ronde sur le secteur sous le thème "Conférence annuelle des mines 2018 : bilan et perspectives de l'exploitation minière industrielle au Burkina Faso".

En 2017, la production aurifère du pays a atteint 46,4 tonnes contre 38,52 tonnes engrangées en 2016.

Le ministre burkinabè des Mines et des Carrières, Oumarou Idani, a appelé les acteurs à redoubler d'efforts pour que le secteur puisse profiter à l'économie nationale.

Depuis 2009, l'or a remplacé le coton comme le premier produit d'exportation du Burkina Faso, pays sahélien d'Afrique de l'Ouest de près de 19 millions d'habitants.

Le pays compte plus d'une dizaine de mines industrielles et plus de 400 sites d'orpaillage.

La semaine dernière, le Premier ministre burkinabè, Paul Kaba Thiéba, a lancé les travaux de la mine d'or de Niankorodougou, à près de 500 km au sud-ouest de la capitale, Ouagadougou.

L'exploitation de cette mine devrait générer 84 milliards de F CFA de recettes pour l'État burkinabè sur une décennie et va créer 1.000 emplois, selon le gouvernement.











































































































































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