Burundi: télévision par satellite pour les villages isolés

18.06 Le ministre burundais de la Communication et des Médias, Serge Ndayiragije, a présidé vendredi la cérémonie de lancement officiel du projet de coopération sino-africaine "Accès à la télévision par satellite dans 10.000 villages africains", dont 300 au Burundi.

Dans son discours, le ministre a indiqué que ce projet, confié à la société chinoise Startimes Software Technology, consistait à installer des téléviseurs dans les lieux publics tels que les écoles, les hôpitaux et d'autres centres de rassemblement à travers le pays.

En vue d'une bonne gestion du projet "en synergie", M. Ndayiragije a annoncé que les 18 et 20 juin prochains, respectivement au chef-lieu des provinces de Ngozi (nord) et de Mwaro (centre), se tiendront des "réunions régionales" de sensibilisation à l'intention des délégués de chacune des 18 provinces burundaises.

Le ministre s'est dit heureux de constater que ce projet, visant à aider les ménages "les moins nantis à accéder à la télévision" nationale et internationale, poursuivait l'objectif de "désenclaver la population" afin de rendre effectif l'accès universel à l'information.

A cet effet, a-t-il expliqué, le gouvernement burundais du président Pierre Nkurunziza se réjouit du "pas déjà franchi dans la mise en œuvre des préparatifs pour le démarrage effectif des travaux".

"La mise en œuvre de ce projet coïncide avec l'étape de finalisation et de démarrage d'un autre projet portant sur la télévision numérique, lui-même exécuté avec l'appui de la Chine, lesquels se réalisent à côté de bien d'autres projets relevant du secteur des technologies de l'information et de la communication (TIC) avec l'appui d'entreprises chinoises", a souligné le ministre burundais.

Il a remercié "sincèrement" le gouvernement chinois via son ambassadeur à Bujumbura, Li Changlin, pour "les appuis multiformes qu'il ne cesse d'apporter au gouvernement burundais en général et au ministère de la Communication et des Médias en particulier". Le gouvernement burundais, a-t-il insisté, apprécie la "franche collaboration" de l'ambassadeur chinois.

Auparavant, l'ambassadeur avait rappelé que le président chinois Xi Jinping avait annoncé que la Chine mettrait en œuvre le projet "Accès à la télévision par satellite dans 10.000 villages africains" dès décembre 2015, lors du sommet du Forum sur la coopération sino-africaine (FCSA) à Johannesburg.

"Le projet d'accès à la télévision satellitaire dans des villages burundais n'est pas à mes yeux un projet comme les autres, car il revêt quelques particularités allant directement à l'intérêt de la population rurale", a souligné l'ambassadeur chinois.

Grâce à ce projet, a-t-il explicité, la population burundaise bénéficiera "des dividendes de la coopération agissante" entre la Chine le Burundi, acquerra des informations utiles sur le monde et bénéficiera également des "impacts positifs" de ce projet dans son cadre de vie au quotidien.

M. Li s'est réjoui que grâce à ce projet, des villageois burundais puissent suivre la Coupe du monde de football actuellement en cours en Russie.


Technologies émergentes pour l’Afrique

11.06 Le Groupe de haut niveau de l'Union africaine sur les technologies émergentes (APET) a publié vendredi trois rapports sur des technologies émergentes qui devraient jouer un rôle moteur pour une transformation structurelle et socioéconomique durable de l'Afrique.

En coordination avec l'Agence du Nouveau partenariat pour le développement de l'Afrique (NEPAD) et avec la Commission de l'UA, l'APET dispense à l'UA des conseils sur les technologies modernes et émergentes afin de permettre aux structures scientifiques de l'Afrique d'être compétitives et de contribuer à la réalisation des objectifs de la Stratégie scientifique, technologique et d'innovation pour l'Afrique (STISA) 2014-2024.

Ces rapports, publiés lors du sommet pour l'innovation en Afrique à Kigali au Rwanda, se concentrent sur le contrôle et l'éradication du paludisme, l'augmentation de la productivité agricole et le renforcement de la sécurité énergétique en Afrique, selon un communiqué conjoint publié par l'UA et le NEPAD vendredi.

Mettant en avant les progrès des technologies modernes en matière de robotique, de nanotechnologies, de biotechnologies, de sciences des matériaux et d'intelligence artificielle, entre autres, ce communiqué souligne la nécessité de profiter de cette opportunité pour faire progresser le programme de développement socioéconomique de l'Afrique et positionner le continent en position avancée pour la Quatrième révolution industrielle (4IR).

Reconnaissant le rôle de la science, de la technologie et de l'innovation, l'APET a identifié trois technologies émergentes qui ont le potentiel de bénéficier à l'Afrique : les mesures génétiques pour contrôler et éliminer le paludisme en Afrique ; l'utilisation de drones pour transformer l'agriculture africaine, et les micro-réseaux pour permettre l'autonomie des communautés et la transformation en Afrique.

À l'occasion du lancement des trois rapports consacrés à ces technologies, la présidente de l'APET, Yaye Gassama Dia, a souligné la nécessité de renforcer les systèmes réglementaires pour assurer l'accès rapide et l'efficacité de ces technologies pour le développement économique en Afrique.

Elle a également souligné qu'il existait des risques perçus associés à ces technologies et encouragé à poursuivre les recherches avec une participation pleine et entière des scientifiques et décideurs africains ainsi qu'une implication active des communautés cibles.

Le Sommet pour l'innovation en Afrique s'est déroulé du 6 au 8 juin à Kigali au Rwanda.


Algérie: autosuffisante en carburants en 2019

04.6Le PDG de la compagnie algérienne des hydrocarbures, Abdelmoumen Ould Kaddour, a indiqué mercredi à Alger que son pays ambitionne d'atteindre son autosuffisance en carburants au plus tard d'ici fin 2019.

Exposant les projets de sa compagnie, Sonatrach, lors d'une conférence de presse consacrée à la présentation du bilan trimestriel du groupe et sa stratégie de raffinage, M. Ould Keddour a signifié que "l'objectif est de terminer (les travaux de réhabilitation de) la raffinerie de Sidi R'cine (Alger) d'ici la fin de l'année ou début 2019, puis nous lancerons ensuite la réalisation de la raffinerie de Hassi Messaoud (plus grande région pétrolifère du pays)", a expliqué le PDG qui précise que "l'appel d'offres (pour Hassi Messaoud) a été lancé et que les plis vont être ouverts la semaine prochaine, en attendant son entrée en production de cinq millions de tonnes par an fin 2019.

L'autre raffinerie sur laquelle Sonatrach compte beaucoup est celle d'Augusta, située au sud de l'Italie et acquise le 9 mai dernier auprès du groupe américain ExxonMobil. Le transfert définitif de possession de cette raffinerie de 10 millions de tonnes sera conclu fin 2018, ajoute M. Ould Keddour.

"Avec la raffinerie d'Augusta, celle de Sidi R'cine et de Hassi Messaoud, nous remplirons largement nos besoins", s'est réjoui le premier responsable de Sonatrach.

Avec la mise en œuvre de ces raffineries, les capacités nationales de raffinage de pétrole devraient atteindre 40 millions de tonnes/an.

Ce programme permettra de répondre à la hausse de la demande nationale de produits pétroliers, sachant que celle en carburants a augmenté de 7% en moyenne annuelle au cours des 10 dernières années.

Malgré le fait que l'Algérie soit un pays producteur et exportateur de pétrole, les capacités de raffinage du pays ne répondent pas à la demande locale, d'où le recours à l'importation.

Actuellement, l'Algérie importe 12,23 millions de tonnes de gasoil et 9 millions de tonnes d'essence, alors que seuls 11,5 millions de tonnes de carburants sont raffinés en Algérie.

Selon la présentation de Sonatrach, entre 2011 et 2017, l'Algérie a importé pour 16 milliards de dollars de carburants, soit 2,2 milliards pan an.





































































































































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