Tunisie: commerce en baisse

16.04 Sur le premier trimestre de l'année 2018, le déficit commercial de la Tunisie s'est amorti pour se situer à 3.655 millions de dinars (environ 1.517 millions de dollars) contre 3.878,9 millions de dinars il y a un an, a annoncé vendredi l'Institut national de la Statistique (INS) de Tunisie.

Durant ce premier trimestre, a précisé l'INS dans une note de conjoncture du commerce extérieur aux prix courants, les exportations tunisiennes ont enregistré une remarquable progression à hauteur de 35,2% contre seulement 7,4% d'il y a une année.

En valeur, ces exportations ont atteint 10.182 millions de dinars contre 7.532,6 millions de dinars en 2017 en même période.

Cette donne revient à la performance de la majorité des secteurs principalement l'énergie avec une croissance exportatrice de 138,5% suite à la progression des exportations du pétrole brut pour une valeur de 516,9 millions de dinars, selon la note de l'INS.

La bonne saison des huiles d'olives et des dattes, respectivement 776,9 millions de dinars et 263,8 millions de dinars, ont influencé positivement les exportations des produits agroalimentaires où la hausse est de l'ordre de 89,4%.

Volet importations, l'INS a indiqué que le premier trimestre de l'année a été marqué par une hausse de 21,3%, pour se situer à 13.873 millions de dinars, contre une hausse de 20,2% lors de la même période de l'année 2017.

Selon l'INS, le déficit commercial de la Tunisie s'explique, entre autres, par des déficits enregistrés auprès de certains partenaires dont la Chine soit 1.043,1 millions de dinars, l'Italie soit 717 millions de dinars, la Turquie soit 541,1 millions de dinars, l'Algérie soit 327,5 millions de dinars et la Russie avec 306,3 millions de dinars.

Par contre, les échanges commerciaux de la Tunisie avec la France, la Libye et le Maroc ont connu des excédents respectifs de 1.008,9 millions de dinars, 192,7 millions de dinars et 122,4 millions de dinars.




Afrique:   cyberattaques en hausse

02.04 Des experts en technologies de l'information et des communications (TIC) ont averti jeudi que les économies africaines sont plus à risque d'être la cible de cyberattaques en raison du manque d'expertise pour enrayer ces attaques sophistiquées.

Cet avertissement a été lancé lors d'une table ronde pendant le sommet Cloud et Sécurité organisé à Kigali, capitale du Rwanda. Ce forum régional de deux jours a porté sur le rôle de la cybersécurité au cœur des innovations commerciales dans la région. Il a également servi de plateforme permettant aux grands esprits de la transformation numérique de stimuler la croissance économique dans la région, selon les organisateurs.

"Comme davantage de gens ont accès à internet en Afrique, les gouvernements et les entreprises accroissent leur présence en ligne, mais il y a moins d'expertise pour sécuriser les données vitales des gouvernements et des entreprises face aux cyberattaques", s'est inquiété Michael Tumusiime, ingénieur en sécurité senior pour l'Afrique orientale de la société Check Point Software Technologies.

Il a ajouté que la plupart des pays africains avaient du mal à faire face à la cybercriminalité, certains n'ayant pas le budget adéquat et ne formant pas leurs personnels à la cybersécurité. D'après le rapport 2018 du Forum économique mondial (FEM) sur les risques mondiaux, les cyberattaques sont désormais considérées comme la troisième menace mondiale la plus sérieuse derrière les conditions climatiques extrêmes et les catastrophes naturelles.

"La cybersécurité constitue une source d'inquiétude croissante pour les organisations africaines car les technologies évoluent. Les économies africaines ne sont pas encore prêtes à contenir ces attaques", a noté Innocent Muhizi, PDG de l'Autorité de la société de l'information du Rwanda (RISA).

Il a estimé que les cyberattaques pourraient paralyser des économies, des entreprises et des sociétés en cas d'absence de collaboration et de puissants mécanismes de défense pour éviter les menaces.

La cybercriminalité coûte actuellement 500 milliards de dollars par an à l'économie mondiale et ce chiffre continue de grimper, d'après le FEM.

Le marché africain regorge de hackers qui développent constamment de nouvelles techniques pour accéder à des données de valeur, voler des institutions financières et faire chanter des gouvernements et des entreprises, a indiqué Kunle Awosika, directeur de Microsoft au Kenya.

"Les économies africaines doivent investir massivement dans la lutte contre la cybercriminalité. Une action urgente est nécessaire pour créer un environnement opératoire sûr permettant aux économies numériques de prospérer", a-t-il ajouté.

D'après l'Indice mondial 2017 sur la cybersécurité établi par l'Union internationale des télécommunications (UIT), le niveau d'engagement en faveur de la cybersécurité en Afrique est le plus bas comparé aux autres continents. Seuls l'île Maurice et l'Egypte font preuve d'un engagement élevé dans la lutte contre la cybercriminalité, selon l'UIT.

Le sommet de Kigali a réuni plus de 100 participants, dont des experts des technologies et de la cybersécurité, des responsables gouvernementaux et des représentants du secteur privé d'Afrique de l'Est et d'ailleurs.



La Tunisie explose sa dette

11.03 La dette publique de la Tunisie a grimpé à 69,9% de son PIB en 2017, contre 61,9% pour l'année 2016, a annoncée samedi le ministère tunisien des Finances.

Selon les chiffres publiés dans une note officielle, la dette publique a grimpé à 68.073,7 millions de dinars (un dinar vaut 0,41 dollar) en 2017.

S'agissant de la dette extérieure, le bilan de 2017 fait état d'une valeur de 46.785,1 millions de dinars, et la dette intérieure est de l'ordre de 21.288,6 millions de dinars.

L'emprunt extérieur de la Tunisie était aux alentours de 8.644,5 millions de dinars, l'équivalent de plus que le double de l'année 2016 (soit 4.013,5 millions de dinars). Quant à l'emprunt intérieur, il a régressé pour atteindre 2.680,6 millions de dinars à la fin de 2017 contre de 3.888,6 millions de dinars en 2016.


Fao: hausse des produits alimentaires

05.03 La hausse des prix des produits alimentaires de base et des produits laitiers à travers le monde a largement compensé la baisse du prix des huiles végétales, entraînant ainsi une hausse des prix des denrées alimentaires dans le monde en février, a déclaré jeudi l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) dans un communiqué.

L'Indice FAO des prix des produits alimentaires affichait une moyenne de 170,8 points en février, soit une hausse de 1,1% par rapport au mois dernier et une baisse de 2,7% par rapport à son niveau l'année précédente.

L'Indice FAO des prix des produits alimentaires est un indice pondéré par les échanges commerciaux qui permet de suivre l'évolution des prix des cinq principaux groupes de produits alimentaires sur les marchés internationaux.

L'Indice FAO des prix des produits céréaliers, qui regroupe le blé, le riz et les principales céréales secondaires, dont le maïs a augmenté de 2,5% (en hausse pour la deuxième fois d'affilée en un mois) stimulé par des conditions climatiques défavorables qui ont eu un effet négatif sur les prévisions liées à la production hivernale de blé aux Etats-Unis et celle de maïs en Argentine.

La FAO a également revu à la baisse ses projections pour les récoltes de blé à travers le monde pour cette année tout en sachant que les niveaux de stocks seront appelés à atteindre un nouveau record.

Selon le Bulletin sur l'offre et la demande de céréales publié également jeudi, les stocks mondiaux de blé et de céréales secondaires sont appelés à atteindre des niveaux record pendant la campagne de commercialisation en cours, atteignant respectivement 272,7 et 309,8 millions de tonnes.

Alors que s'achève bientôt la récolte des cultures céréalières de l'année dernière, la FAO a revu à la hausse ses estimations pour la production mondiale céréalière de 2017 pour lui faire atteindre 2642 millions de tonnes.

La FAO a également publié ses premières prévisions mondiales pour la production de blé en 2018, estimées à présent à 744 millions de tonnes. Même si au-dessus de la moyenne, ces chiffres souligneraient la deuxième chute en l'espace d'un an et sous-entendraient des rendements moins importants que prévus dans l'Union européenne et en Russie.




























































































































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