La transformation économique de l’Afrique australe


17.02 La Commission économique pour l'Afrique des Nations Unies (CEA) a organisé jeudi à Gaborone, la capitale du Botswana, un dialogue politique de haut niveau sur la réforme agraire et la transformation socioéconomique, notamment en Afrique australe.

Lors de cet événement qui a permis aux participants de partager leurs expériences en la matière, le directeur régional de la CEA pour l'Afrique australe, Said Adejumobi, a noté que ce dialogue aborderait les thèmes de la gestion efficace des sols pour une croissance inclusive, l'industrialisation et le développement socioéconomique.

La réforme agraire est sans doute le plus important sujet de politique publique contemporain qui pose des problèmes en Afrique australe, a-t-il estimé.

Ce dialogue de Gaborone doit imaginer les moyens d'équilibrer la demande en faveur d'une redistribution des terres avec une nécessaire augmentation de la productivité agricole et une capacité de transformation agroalimentaire améliorée, a ajouté M. Adejumobi.

Pour le ministre botswanais de l'Aménagement du territoire, de l'Eau et de l'Assainissement, Kefentse Mzwinila, la réforme agraire est un élément clé et stratégique de la transformation socioéconomique globale. Il a ajouté que son gouvernement voyait dans un système amélioré d'administration des terres "un préalable du développement économique".









Le Botswana attire 9,3 millions d’investissements


03.2 Francistown, la deuxième ville du Botswana, a attiré 9,3 millions de dollars américains d'investissements directs étrangers entre avril et décembre 2019, principalement de la part d'investisseurs chinois, a déclaré samedi la ministre botswanaise du Commerce.

Peggy Serame, ministre de l'Investissement, du Commerce et de l'Industrie, a fait cette annonce lors du discours qu'elle a prononcé à l'occasion de l'inauguration du bureau du Centre botswanais du commerce et de l'investissement (BITC), à Francistown.

"Plus de 9,3 millions de dollars américains (environ 93,25 millions de pulas) ont été investis à Francistown entre avril et décembre 2019, principalement par les investisseurs chinois qui affluent dans cette ville", a annoncé Mme Serame.

Selon Mme Serame, certains de ces propriétaires d'entreprises chinoises ont investi à Gaborone, la capitale du Botswana, avant de réaliser à quel point il était impératif d'étendre leurs activités à Francistown.

Les investissements réalisés à Francistown ont été enregistrés dans différents secteurs tels que l'industrie manufacturière, l'agriculture et l'hôtellerie.

Elle a souligné que la création d'emplois est l'une des principales priorités de l'administration du président Mokgweetsi Masisi, affirmant que le gouvernement du Botswana compte beaucoup sur "les milieux d'affaires tels que ceux mis en place par les Chinois pour créer des emplois pour notre peuple".

D'autre part, Mme Serame a déclaré que le gouvernement ferait tout ce qui est en son pouvoir pour créer un environnement propice pour aider le monde des affaires à créer les emplois dont le pays a tant besoin pour faire baisser le taux de chômage, estimé à 20,7 %.




Le Burundi sur la route de la soie

13.01 Le Burundi est "un ami de tous temps" de la Chine en Afrique, a déclaré M. Wang, avant de souligner que la confiance mutuelle politique à haut niveau constitue un caractère essentiel des relations bilatérales, marquées aussi par un fort soutien mutuel.

Beijing est prêt à poursuivre le renforcement des échanges à tous niveaux avec Bujumbura, dans le but de conférer un nouvel élan aux relations bilatérales, a-t-il poursuivi.

La Chine remercie le pays africain pour son soutien sur les questions concernant les intérêts fondamentaux et les préoccupations majeures de la Chine, et est disposée à aider le Burundi à défendre sa souveraineté, son indépendance et ses droits légitimes, a indiqué M. Wang.

Les deux pays devraient accorder davantage leurs idées de développement et renforcer la coopération pratique, a-t-il proposé.

Les deux pays partagent une même position sur les principaux dossiers internationaux, a noté M. Wang, ajoutant qu'ils doivent continuer de mettre en œuvre leur coordination internationale et préserver ensemble le multilatéralisme ainsi que les intérêts légitimes de l'Afrique comme des pays en développement.

La Chine attache une grande importance aux préoccupations du Burundi dans la région des Grands Lacs et est prête à jouer un rôle constructif pour la paix et la stabilité de la région, a-t-il affirmé.

Le Burundi est disposé à accélérer la construction conjointe avec la Chine de la Ceinture et la Route, et à mettre en œuvre les résultats du sommet de Beijing du FCSA, a-t-il ajouté.

Son pays accueille favorablement les entreprises chinoises tout comme leurs investissements, et est prêt à renforcer la coopération mutuellement bénéfique avec la Chine dans divers domaines, a-t-il conclu.









































































 



























































































































































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