Les guerres commerciales nefastes

15.10 La directrice du Fonds monétaire international (FMI), Christine Lagarde, a averti jeudi que les guerres commerciales pouvaient être néfastes pour la croissance économique mondiale et avoir des retombées sur les autres pays.

Lors de la réunion annuelle du FMI et de la Banque mondiale à Bali en Indonésie, Mme Lagarde a déclaré que l'organisme international suggérait fortement de procéder à une désescalade des tensions commerciales et de travailler en faveur d'un système commercial mondial qui soit plus fort, plus juste et adéquat pour l'avenir.

Cet appel à l'apaisement intervient alors que les Etats-Unis imposent des droits de douane élevés à certaines grandes économies mondiales.

"Si ces tensions s'intensifiaient, l'économie mondiale serait durement frappée", a insisté Mme Lagarde dans son discours.

La directrice du FMI a expliqué que l'économie mondiale n'était pas suffisamment forte. Le FMI a en effet réduit de 0,2% ses prévisions pour la croissance mondiale (3,7%) par rapport aux estimations initiales du mois de juillet, ajoutant que la croissance a été encore plus inégale selon les pays.

"Avec une dette privée et publique mondiale à un niveau record, tout changement léger pourrait provoquer des sorties de capitaux et une instabilité économique dans les marchés émergents comme nous le voyons dans certains de ces marchés", a ajouté Mme Lagarde.









France: baisse de croissance

8.10 Malgré un regain d'activité attendu au second semestre, la prévision de croissance économique de la France pour 2018 a été revue à la baisse, à 1,6%, a indiqué l'Institut national de la statistique et des études économiques (INSEE) dans sa note de conjoncture trimestrielle publiée jeudi.

Avec cette baisse de 0,1 point par rapport à l'estimation du gouvernement français (1,7%), la croissance 2018 serait donc inférieure à celle enregistrée l'an passé, à 2,3%.

Après un net ralentissement au premier semestre 2018, la croissance devrait reprendre du tonus d'ici la fin de l'année, connaissant le même rythme que l'ensemble de la zone euro, a cependant noté l'INSEE.

"Beaucoup d'ingrédients semblent en effet réunis pour contribuer à un retour à meilleure fortune au troisième trimestre. Aux pertes sèches essuyées par les services de transports avec les grèves, succéderait un contrecoup avec le retour à la normale de l'activité. Par ailleurs, les immatriculations d'automobiles ont bondi cet été. La consommation repartirait donc, tirée également, au dernier trimestre, par la vive progression du pouvoir d'achat attendue sous l'effet des baisses de cotisations salariales et de la réduction de la taxe d'habitation", indique-t-il.

L'investissement des entreprises resterait quant à lui "tonique", mais celui des ménages demeurerait en revanche atone. Enfin, les exportations devraient s'accélérer en fin d'année sous l'effet du calendrier des livraisons aéronautiques.

L'ensemble de ces éléments devrait porter la croissance du produit intérieur brut (PIB) français à +0,5 % au troisième trimestre, puis +0,4 % au quatrième. L'économie française devrait créer environ 130.000 emplois en 2018, contre 342.000 en 2017, avec un taux de chômage s'établissant à 8,9 % en fin d'année.

"Ce scénario n'est pas exempt de risques, surtout internationaux, qu'il s'agisse par exemple des conséquences des mesures protectionnistes sur le commerce mondial, des modalités du Brexit ou de la fragilité de certaines économies émergentes", prévient cependant l'INSEE.

L'institut note qu'en France, les enquêtes montrent que les ménages "n'ont pas encore intégré dans leurs anticipations la hausse à venir de leur pouvoir d'achat : leur comportement de consommation pourrait donc surprendre, à la hausse comme à la baisse".





France: budget 2019

27.09 Le gouvernement français a présenté lundi en Conseil des ministres le projet de loi de finances 2019 qui ambitionne de résoudre la difficile équation entre la relance du pouvoir d'achat grâce à un "allègement d'impôts de six milliards d'euros pour les ménages" et la maîtrise du déficit. Des mesures diversement accueillies.

Le projet de budget 2019, qui table sur une croissance de 1,7% et une dette publique à 2,8% du produit intérieur brut (PIB), a pour but de "relancer l'activité économique en réduisant la dépense publique, en réduisant la dette", a plaidé lundi devant la presse le ministre de l'Economie et des Finances Bruno Le Maire.

La part de la dépense publique doit passer de 54,6% du PIB cette année à 54% l'an prochain, a-t-il indiqué. "L'objectif à long terme de ce budget, c'est de construire une nouvelle prospérité", qui "ne doit pas reposer sur plus de dépense publique, plus de dette et par conséquent plus d'impôt", selon le ministre de l'Economie.

Alors que la question du pouvoir d'achat est au cœur des préoccupations des Français, l'annonce d'un "allègement d'impôts de six milliards d'euros pour les ménages" grâce à une nouvelle baisse de la taxe d'habitation et la suppression des cotisations sur les heures supplémentaires a été particulièrement commentée dans l'Hexagone.

Les carburants et le tabac seront cependant taxés davantage, de l'ordre de 2,3 milliards d'euros.


Les entreprises devraient de leur côté bénéficier d'une nouvelle baisse de l'impôt sur les sociétés (IS) et de la transformation du Crédit d'impôt pour la compétitivité et l'emploi (CICE) en baisses de charges, soit une réduction d'impôt totale de 18,8 milliards d'euros qui pèsera lourdement sur le déficit public en 2019.









France: croissance en baisse


17.09 Après une première révision en juin dernier, la Banque de France a une nouvelle fois revu à la baisse ses prévisions pour la croissance française publiées ce vendredi, à 1,6% pour 2018 (-0,2 points) ainsi que pour 2019 et 2020 (-0,1 point).

L'institution française explique que cette nouvelle révision à la baisse de la croissance économique pour 2018 est due a un "trou d'air" plus marqué qu'attendu au premier semestre 2018 : "l'estimation par l'Insee de la croissance du premier trimestre a été révisée à la baisse de 0,1 point de pourcentage et la progression de l'activité n'a été que de 0,2 % au deuxième trimestre, légèrement inférieure à notre prévision de juin (0,3%). Ce net ralentissement a été provoqué par un coup de frein plus fort qu'attendu sur la demande intérieure et extérieure", a-t-elle précisé.

La progression de l'activité s'établirait à partir de mi-2018 "sur un rythme trimestriel de 0,4% en moyenne", explique la Banque de France, soulignant que "ce rythme de croissance serait ainsi plus modéré que celui, très élevé, atteint en 2017 (0,7% par trimestre), mais plus soutenu que celui observé au premier semestre 2018 (0,2% par trimestre)."


"Au-delà des éléments de court terme, l'élan est un peu moindre en 2019, du fait de l'environnement international moins porteur, avec en particulier une révision à la baisse de la demande adressée à la France", a-t-elle également indiqué.


Concernant l'emploi en France, la Banque de France prévoit que les créations nettes d'emplois, très soutenues en 2017 (330 000), resteraient importantes en moyenne annuelle en 2018 (245 000). Le taux de chômage (BIT) dans la France entière DOM inclus, "baisserait progressivement, jusqu'à 8,3% fin 2020. Les créations d'emploi fléchiraient quelque peu en 2019 (140 000) et 2020 (160 000) notamment en raison de la réduction du nombre d'emplois aidés, surtout en 2018 et 2019 qui "ralentirait la progression de l'emploi total sur l'horizon de projection." Avec le ralentissement de l'activité, les créations d'emplois dans le secteur privé "ne progresseraient plus au rythme très élevé connu en 2017, comme déjà constaté au deuxième trimestre 2018", a-t-elle expliqué.

L'inflation totale se replierait jusqu'à mi-2019, avant de se stabiliser autour de 1,8% en 2020. En raison de la hausse du salaire nominal moyen par tête (2,0% en 2018, 2,2% en 2019 et 2,3% en 2020, après 1,8% en 2017) et du rythme soutenu de créations nettes d'emplois, le pouvoir d'achat des ménages progresserait de 1,0% en 2018, après avoir été de 1,4% en 2017 et atteindrait 1,7% en 2019 et 1,5% en 2020.

La contribution du commerce extérieur à la croissance serait très positive en 2018 et serait ensuite neutre en 2019 et en 2020, grâce à une demande extérieure plus soutenue que la demande intérieure sur l'horizon de projection. D'ici à 2020, le solde du commerce extérieur se redresserait légèrement au-dessus de -1,0% du PIB, tout en restant déficitaire, a indiqué la Banque de France.


 














































 











































































































































































































































































































 







































































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