USA exporte du GNL

06.05 Depuis l'accord commercial du 25 juillet dernier entre le président américain Donald Trump et le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker, les exportations de gaz naturel liquéfié américain (GNL) vers l'Union européenne ont augmenté de 272%, a-t-on appris jeudi en marge du premier Forum économique sur l'énergie organisé à Bruxelles par l'UE et les Etats-Unis.

Alors que ces exportations ont connu une hausse de 13,2% sur les six derniers mois, la Commission européenne a indiqué dans un communiqué que l'UE représentait 30% du total des exportations de GNL américain sur ces neuf derniers mois contre seulement 5% en 2016.

Le GNL américain représente aujourd'hui 12,6% des importations européennes, les Etats-Unis devenant le troisième fournisseur du bloc, lequel est le deuxième marché gazier du monde derrière les Etats-Unis.

La stimulation des exportations du GNL américain vers les marchés européens ouvre des opportunités pour les entreprises, les économies et pour la sécurité des approvisionnements en énergie, a renchéri Miguel Arias Canete, le commissaire européen au Climat et à l'Energie.

Pour l'UE qui s'est engagée à réduire ses émissions de gaz à effet de serre, le GNL apparait également comme un facteur essentiel dans ce processus.

"Nous avons tout récemment adopté un cadre législatif afin d'atteindre nos objectifs domestiques de réduction de nos émissions de 45% par rapport à 1990. Le GNL, avec ses technologies innovantes, peut nous permettre d'atteindre ces objectifs", a noté M. Canete.



USA: une croissance de 3,2% en 2019

29.04 Les États-Unis ont enregistré une croissance économique d'un taux annualisé de 3,2% au premier trimestre de 2019, selon des statistiques publiées vendredi par le département du Commerce.

Le taux de croissance du produit intérieur brut (PIB) réel montre une accélération de l'expansion économique après le taux annualisé révisé à la baisse à 2,2% au quatrième trimestre de 2018.

Ce regain de vitesse, plus rapide que ne l'anticipaient les économistes, est attribuable principalement à la vigueur des exportations et des investissements privés de reconstitution des stocks, selon ce rapport du département.

Les exportations ont progressé de +3,7% sur le trimestre, et les exportations nettes, c'est-à-dire après soustraction des importations, ont contribué à la croissance du PIB à hauteur de 1,03 point de pourcentage.

Considérant les incertitudes entourant les flux d'échange entre les Etats-Unis et ses partenaires commerciaux, liées aux frictions actuelles, les analystes supposent que cette hausse des exportations est exceptionnelle plutôt qu'une force motrice durable de l'économie.

En ce qui concerne les investissements de stocks, également considérés comme une catégorie volatile, les investissements privés non agricoles ont contribué à la croissance à hauteur de 0,67% sur cette période de trois mois. Le département estime que cette accélération traduit une progression des stocks manufacturiers dans les industries de production de biens durables comme non durables.

La progression de la consommation des ménages, qui représente plus de deux tiers du produit économique aux États-Unis, a décéléré à +1,2%, contre +2,5% au dernier trimestre de 2018.

Les immobilisations des entreprises, quant à elles, ont augmenté par rapport au quatrième trimestre. Toutefois l'essor des investissements fixes non résidentiels a ralenti à un taux annualisé de +2,7%, contre +5,4% au trimestre précédent.





Boeing reduit sa production


08.04 Boeing a annoncé vendredi qu'elle réduirait de près de 20% à partir de la mi-avril la production de son avion 737 MAX, dont toute la flotte dans le monde est clouée au sol suite au double accident en moins de six mois, qui a fait 346 morts au total.

"Nous avons décidé de faire passer la production de 52 appareils par mois à 42 à partir de la mi-avril", de manière à ce que la compagnie puisse consacrer plus de ressources sur la certification des logiciels afin de permettre le retour de l'appareil 737 Max, a déclaré Le PDG de Boeing, Dennis Muilenburg.

Celui-ci a indiqué que sa société avait "la responsabilité d'éliminer le risque" et qu'elle faisait des progrès dans la mise à jour du logiciel du 737 Max pour garantir que des tragédies similaires ne se reproduisent plus jamais.

Dans une déclaration vidéo jeudi, M. Muilenburg a reconnu pour la première fois que les données erronées avaient joué un rôle dans les deux drames, le vol 610 de la compagnie indonésienne Lion Air en octobre et le vol 302 d'Ethiopian Airlines en mars, impliquant tous deux l'appareil 737 Max.

Il paraît évident que, dans les deux accidents, le système anti-décrochage MCAS (Maneuvering Characteristics Augmentation System) a été activé en réponse à une information erronée sur l'angle d'attaque des appareils, a-t-il noté peu après la publication du rapport préliminaire sur le crash d'Ethiopian Airlines.





Washington reduit son aide à l’Amerique Latine

01.04 Les Etats-Unis vont supprimer leur aide à trois pays d'Amérique centrale, le président Donald Trump continuant de se plaindre de leur échec à empêcher l'immigration clandestine vers son pays, a annoncé samedi le département d'Etat américain.

Ce dernier a dit dans un communiqué "appliquer les instructions du président et mettre fin aux programmes d'aide étrangère pour les années fiscales 2017 et 2018 pour le Triangle du Nord", à savoir le Salvador, le Guatemala et le Honduras.

"Nous allons impliquer le Congrès dans le cadre de ce processus", a-t-on ajouté de même source.

M. Trump s'était plaint jeudi que les pays d'Amérique centrale n'aient rien fait contre l'immigration clandestine après avoir reçu l'aide américaine.

"Le Mexique ne fait RIEN pour contribuer à arrêter le flux d'immigrants illégaux vers notre pays. Ils parlent, mais n'agissent pas", avait-il tweeté. "De même, le Honduras, le Guatemala et le Salvador prennent notre argent depuis des années et ne font rien".

Les propos du président contrastent avec ceux de sa ministre de la Sécurité intérieure, Kirstjen Nielsen, qui avait pour sa part remercié ces trois pays pour leurs efforts visant à aider les Etats-Unis à sécuriser leur frontière.

Les clandestins qui tentent d'entrer aux Etats-Unis par la frontière mexicaine demeurent une préoccupation majeure pour le gouvernement américain qui consacre des milliards de dollars, par le biais d'investissements publics et privés, aux pays du Triangle du Nord en vue d'arrêter ce flux.

En octobre dernier, M. Trump avait déjà menacé de couper ou de réduire l'aide à ces trois pays, accusés de n'avoir pas réussi à empêcher le flux d'immigrants illégaux.

Selon les autorités locales, une caravane composée d'au moins 1.200 migrants centraméricains, originaires principalement des trois pays, a quitté la ville mexicaine de Tapachula (sud) le week-end dernier pour se rendre à la frontière américaine.






USA: déficit commercial en hausse

17.03Le déficit commercial américain a atteint 621 milliards de dollars américains en 2018, son plus haut niveau depuis dix ans, ont révélé des données publiées mercredi par le département américain du Commerce.

Le déficit commercial a enregistré une augmentation de 68,8 milliards de dollars, soit 12,5 %, par rapport à l'année précédente. Cette augmentation s'est accompagnée d'une perte nette de 59,8 milliards de dollars dans le commerce des biens et des services au mois de décembre, soit une augmentation de 15,2 % par rapport aux 51,9 milliards de dollars de pertes enregistrées pendant la même période l'année précédente.

En glissement mensuel, le chiffre de décembre, qui est également le plus élevé des dix dernières années, est le résultat d'une augmentation de 2,1 % des importations, qui passent à 264,9 milliards de dollars, et d'une baisse de 1,9 % des exportations, qui tombent à à 205,1 milliards de dollars, selon le département du Commerce.

Sur l'ensemble de l'année, les importations ont augmenté de 7,5 % par rapport à l'année précédente, pour atteindre 3 120 milliards de dollars, tandis que les exportations ont bondi de 6,3 %, atteignant 2 500 milliards de dollars, ont montré les données.

En décembre, le déficit en matière de biens a augmenté de 9 milliards de dollars, passant à 81,5 milliards de dollars. L'excédent en matière de services a quant à lui baissé de 0,5 milliard de dollars, tombant à 21,8 milliards de dollars.

Les données ont montré que la Chine affichait toujours l'excédent commercial le plus important avec les États-Unis. Elle est suivie par l'Union européenne (UE) et le Mexique.

Le déficit commercial américain avec la Chine a atteint 38,7 milliards de dollars en décembre, soit une hausse de 3,2 milliards de dollars par rapport à novembre. Pour l'ensemble de l'année 2018, la valeur totale des importations américaines en provenance de Chine a été supérieure de 419,2 milliards de dollars à ses exportations vers ce pays, soit une augmentation de 43,6 milliards de dollars par rapport à 2017.

La balance commerciale de Washington avec Bruxelles a enregistré un déficit de 169,3 milliards de dollars en 2018. Au cours de la même année, les Etats-Unis ont également davantage acheté que vendu au Mexique, leur voisin méridional, entraînant un déficit commercial net de 81,5 milliards de dollars.

Le président américain Donald Trump s'est longtemps plaint du déficit des Etats-Unis avec leurs partenaires commerciaux du monde entier. Cet écart continue cependant à se creuser, en dépit des mesures tarifaires qui visaient à l'éliminer.











































 





















































































































































 


























































































































































































































































































































































































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