Usa: la guerre des telecoms


18.02 Le géant chinois des télécoms Huawei est écarté de chantiers d'infrastructures et de contrats aux États-Unis, le Congrès américain ayant dénoncé des risques «d'espionnage» liés à ce groupe. Il ne s’agit là que d’un protectionnisme pur et simple, a déclaré à Sputnik Xu Feibiao, expert économique chinois.

Les médias ont largement relayé les récents déboires de Huawei aux États-Unis, où son ambitieux projet de partenariat avec l'opérateur américain AT&T est tombé à l'eau en janvier. En fait, ce groupe chinois s'est déjà vu interdire l'accès à de vastes projets d'infrastructures sur le territoire américain pour des «raisons de sécurité nationale» et de craintes d'espionnage.

«Les États-Unis ont dressé à maintes reprises différentes barrières devant Huawei, et il est parfaitement évident que ce n'est que du protectionnisme à l'état pur. Les investissements chinois sont rejetés sous prétexte de sécurité nationale», a rappelé à Sputnik Xu Feibiao, du Centre d'étude de l'économie mondiale à l'Institut chinois des relations internationales contemporaines.

Et d'ajouter que cela était une pratique typique des Américains pour faire face à la concurrence ces dernières années.

«C'est que la Chine a atteint un très haut niveau dans la production d'équipements télécoms, ce qui préoccupent les autorités des États-Unis qui craignent la concurrence. […] En outre, le terme "sécurité nationale" est très vaguement défini par les règles de l'Organisation mondiale du commerce (OMC), et les Américains en profitent», a expliqué M.Xu.

Le groupe chinois Huawei est un géant des équipements télécoms et est le 3e fabricant mondial de smartphones.












Usa: les risques du protectionnisme

11.02 A cause de l'obsession de l'administration Trump pour le protectionnisme et ses mesures commerciales contre des pays tels que la Chine, les Etats-Unis passent à côté des causes profondes de leur déficit commercial et ne sortiront probablement pas vainqueurs des guerres commerciales, a récemment mis en garde l'économiste américain Stephen Roach.

Dans un article intitulé "Comment perdre une guerre commerciale" publié le 26 janvier, ce chercheur à l'université de Yale estime que l'approche protectionniste adoptée par les Etats-Unis "pourrait très bien déclencher des mesures de représailles qui ne feront qu'exacerber le calvaire des consommateurs aux abois de la classe moyenne américaine".

"C'est exactement de cette façon que les guerres commerciales commencent", souligne-t-il.

M. Roach note que la Chine est une cible claire. Le 23 janvier, Washington a annoncé une série de mesures douanières sur les importations de panneaux solaires et de lave-linge au nom de l'obsolète article 201 de la loi sur le commerce de 1974. Cette initiative vise principalement la Chine et la Corée du Sud.

Ces mesures pourraient toutefois entraîner la défaite des Etats-Unis dans une guerre commerciale, avertit l'économiste en énumérant trois raisons. Premièrement, les droits de douane sur les panneaux solaires et les lave-linge sont "totalement contraires aux changements en profondeur des chaînes d'approvisionnement mondiales des deux industries", relève-t-il.

Deuxièmement, les politiques protectionnistes de M. Trump représentent une grave menace pour "les besoins de financements externes déjà colossaux de l'Amérique, faisant pression sur les taux d'intérêt américains, le taux de change du dollar, ou les deux".

L'emphase de l'administration Trump sur le déséquilibre commercial avec la Chine fait "qu'il passe à côté des forces macroéconomiques bien plus larges qui ont donné naissance à un déficit commercial multilatéral américain avec 101 pays", souligne M. Roach.

En plus de cela, les partenaires commerciaux de l'Amérique pourraient répondre en lançant des contre-mesures, qui mettraient "en danger la croissance économique américaine soutenue par les exportations".

Il cite ainsi deux exemples. Etant donné que la Chine est le troisième plus grand marché à l'export des Etats-Unis, les droits de douane que pourrait imposer Beijing en représailles pourraient nuire aux principales exportations américaines vers la Chine, comme le soja, les avions, les machines et les pièces détachées automobiles. La Chine pourrait également réduire l'achat de bons du Trésor américain, ce qui affecterait sérieusement leur prix.

Les consommateurs américains sentent déjà l'impact. Le groupe sud-coréen LG Electronics, grand fournisseur étranger de lave-linge, a ainsi annoncé une augmentation de 50 dollars par unité en réponse à la hausse des droits de douane.

Les guerres commerciales sont toujours pour les perdants. C'est peut-être la plus grande ironie pour un président qui a promis de faire de l'Amérique "le grand gagnant".

Des promesses tout aussi creuses avaient été formulées en 1930 par le sénateur Reed Smoot et le représentant Willis Hawley. Elles avaient conduit à une loi protectionniste qui a eu pour effet d'exacerber la Grande Dépression et de déstabiliser l'ordre international.

Hélas, l'une des leçons les plus douloureuses de l'histoire moderne semble avoir déjà été oubliée.


L’économie américaine en croissance


28.01 L'économie américaine a enregistré une croissance de 2,6 % au quatrième trimestre de l'année 2017, moins que les 3,2 % enregistrés le trimestre précédent, a annoncé vendredi le département du Commerce.

Mais, pour l'ensemble de l'année, l'économie a affiché une croissance de 2,3 %, soit plus que les 1,5 % de 2016.

Les dépenses des consommateurs, représentant plus de deux tiers de l'économie, demeuraient le principal moteur de croissance. La consommation a augmenté de 3,8 % au 4ème trimestre, sa plus rapide croissance en trois ans.

Elle a contribué à 2,58 points de pourcentage de la croissance au quatrième trimestre, comparé à 1,49 point de pourcentage au troisième.

Avec une forte demande domestique, les importations ont augmenté à leurs taux les plus rapides en plus de sept ans, avec une hausse de 13,9 %.





Dollar menacé par le Chine


07.01 La Banque d'État du Pakistan a permis d’utiliser le yuan chinois dans le commerce et les investissements sino-pakistanais, annonce l’Agence Chine nouvelle. Les positions du dollar seraient donc bousculées.

La Chine et le Pakistan utiliseront le yuan chinois dans le commerce et les investissements bilatéraux, indique L’agence Chine nouvelle.


«La Banque d'État du Pakistan a déjà mis en place le cadre réglementaire nécessaire qui facilite l'utilisation du yuan dans les transactions commerciales et d'investissement», indique le communiqué de la banque centrale.

Selon les nouvelles règles, la partie pakistanaise pourra payer des importations chinoises en yuans, plutôt qu'en dollars, et des entreprises chinoises investiront dans des projets, réalisés dans le cadre du China-Pakistan Economic Corridor (CPEC). Cela étant, le yuan aura un statut égal au Pakistan à d'autres monnaies étrangères, telles que le dollar américain, l'euro et le yen japonais.


Dans le cadre du renforcement des liens économiques, y compris avec le CPEC, le commerce et les investissements sino-pakistanais libellés en yuans augmenteraient sensiblement et bénéficieraient aux deux pays, ajoute l'Agence Chine nouvelle.


Le secteur bancaire pakistanais évalue positivement cette mesure.

«Le dollar pourrait rester le moyen d'échange dominant dans un avenir prévisible. Mais Islamabad et Pékin peuvent concrétiser leur rêve [régler les transactions bilatérales de commerce et d'investissement en roupies et en yuans, ndlr], nous pouvons réduire graduellement notre dépendance à l'égard du dollar sur une longue période», a déclaré un représentant de la banque centrale cité par la chaîne de télévision Dawns news.


Brics veulent concurrencer le dollar

01.01 La Banque centrale russe suggère de créer une monnaie virtuelle commune aux BRICS et aux Etats de l'Union économique eurasienne, deux ensembles économiques dont fait partie la Russie. Une future monnaie concurrente au dollar ?

La Banque centrale russe a proposé le 28 décembre, par la voix de sa vice-présidente Olga Skorobogatova, une initiative visant à créer une monnaie virtuelle commune pour les pays des BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud) et de l'Union économique eurasienne (UEEA : Arménie, Biélorussie, Russie, Kazakhstan et Kirghizistan).

Olga Skorobogatova a notamment fait valoir que la création d'une telle monnaie virtuelle commune était bien plus prometteuse que la création de cryptomonnaies nationales. «Les participants à différentes manifestations économiques auxquels je participe habituellement [...] arrivent tous à la conclusion : une monnaie virtuelle n'est pas très utile pour un seul pays. Il est [donc] logique de discuter de cryptomonnaie au niveau de plusieurs pays, tels que [ceux des] BRICS et [de] l'UEEA», a déclaré la fonctionnaire lors d'une réunion avec le ministère russe des Finances.

Aucune décision concrète commune n'a pour l'instant été prise à ce sujet mais des discussions sont bel et bien prévues pour 2018 entre pays membres des BRICS et de l'UEEA.

En septembre, le chef du Fonds russe d'investissements directs (RDIF), Kirill Dmitriev, avait fait savoir que le comité des finances des BRICS discutait d’une monnaie virtuelle.
Il avait ajouté qu'au sein des BRICS, les cryptomonnaies pourraient remplacer, à terme, le dollar américain et les autres devises utilisées par les Etats membres.



















































































 


























































































































































































































































































































































































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